Titre-restaurant : l’Umih dénonce un coup dur et appel au boycott des Assises de la restauration
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L’Umih dénonce la réforme du titre-restaurant, qui favorise la grande distribution au détriment des restaurateurs en détournant le dispositif de son objectif initial de financer les repas hors entreprise. Le syndicat appelle à la mobilisation.
L’Umih exprime son profond mécontentement face à la réforme du titre-restaurant annoncée par le gouvernement. Selon l’organisation, la pérennisation de l’utilisation des titres pour « tout achat alimentaire » profite exclusivement à la grande distribution. Au détriment des restaurateurs, qui perdent chaque année près de 900 millions d’euros de chiffre d’affaires. Ce glissement éloigne le dispositif de sa vocation initiale. Celle de permettre aux salariés de financer leur repas à l’extérieur quand leur entreprise ne propose pas de restauration collective.
« Le titre-restaurant ne peut devenir un outil de consommation indistinct, vidé de son sens et instrumentalisé pour des objectifs éloignés de sa vocation d’origine. »
L’Umih déplore également la suppression du double plafond. Une mesure protectrice testée pendant la crise sanitaire, qui limitait l’usage des titres au repas et protégeait les commerces de proximité. Ce revirement est perçu comme un abandon des restaurateurs face à une concurrence déloyale.
Par ailleurs, le syndicat critique la possible suppression de la Commission nationale des titres-restaurant (CNTR), craignant que le contrôle du dispositif soit confié aux émetteurs eux-mêmes, ce qui pose un problème d’impartialité.
Boycott des Assises de la restauration
Face à ces annonces, l’Umih appelle au boycott des Assises de la restauration du 1er juillet. Le sundicat invite les professionnels du secteur à se mobiliser. Pour Thierry Marx et Franck Chaumes, cette réforme menace la survie de milliers d’établissements, en particulier les petites entreprises rurales, et pourrait aggraver les défaillances déjà nombreuses dans le secteur. Le syndicat réclame un sursaut politique pour préserver le rôle social et économique du titre-restaurant.