Restauration livrée : trois syndicats disent non à la hausse de la TVA
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La grande loterie des taxes fiscales continue. Dans le cadre de la préparation du budget 2026, trois syndicats, dont le GHR, appellent le sénateurs à ne pas adopter une hausse de 20% de la TVA sur la restauration livrée, les ventes à emporter et les prestations des traiteurs.
Un choc économique et social majeur. C’est en ses termes que trois syndicats s’insurgent contre une hausse de 10% à 20% de la TVA sur la restauration livrée, les ventes à emporter et les prestations des traiteurs. A savoir : le GHR, les Traiteurs Organisateurs de réceptions (TOR) et la Fédération française des food trucks (FFFT). Ces trois organisations appellent les sénateurs à rejeter trois amendements au projet de loi de finances pour 2026 (n° I-2373, n° I-797 et n° I-249) qui auraient pour effet de doubler la TVA. Une décision « prise sans aucune consultation avec les professionnels ».
Chômage à la clé
Ces amendements auraient pour résultat d’aggraver le chômage selon les trois syndicats. Lesquels rappellent que la restauration livrée représente 10 % du chiffre d’affaires du secteur. Une activité portée principalement par les restaurants indépendants, la restauration mobile ainsi que les TOR. Dans le même temps, ces entreprises enregistrent déjà une inflation historique de leurs charges. Energie : +30 %; matières premières : +24 %; minima sociaux : +25 %. En somme, la barque est déjà trop chargée.
« Il en va de la préservation de l’emploi, de la diversité de nos établissements, du pouvoir d’achat des Français et de l’égalité d’accès à la restauration sur l’ensemble du territoire », écrivent les signataires du courrier auprès des sénateurs. A savoir : Catherine Quérard, présidente du GHR, Bernard Cabiron et Claire Pennarun, co-présidents des Traiteurs de France et Olivier Lignon, président de la Restauration ambulante du GHR et vice-président de la FFFT.