SIAL Paris 2026 publie un livre blanc sur la street food

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SIAL Paris 2026 et NellyRodi publient un livre blanc sur les nouveaux codes et tendances de la street food.

Illustration. Crédit : SIAL PARIS 2026 × NELLYRODI
Illustration. Crédit : SIAL PARIS 2026 × NELLYRODI

À l’occasion du SIAL Paris, qui se tient actuellement à Paris Nord Villepinte, le salon et l’agence NellyRodi publient un livre blanc consacré à la street food. Cette étude démontre la street food dépasse désormais la restauration de rue et influence l’ensemble de la filière food, de l’industrie au retail jusqu’à la restauration.

Le livre blanc revient d’abord sur l’évolution de la street food, qui se définie moins par son lieu de vente que par ses usages : accessibilité, immédiateté, visibilité de la préparation et dimension partageable. Cette restauration intègre désormais trois axes, qui structurent eux-même l’offre. Originel, quand la rue reste le lieu de production et de consommation. Commerciale, quand elle devient un format et un modèle économique. Culturelle, quand ses codes inspirent d’autres segments, y compris l’hôtellerie et le fine dining.

L’étude explique également l’essor du phénomène par l’intersection de quatre aspirations majeures identifiées par NellyRodi : sécurité, affirmation, exaltation et union. En répondant simultanément à plusieurs besoins, la street food passe du mode de consommation à un fait culturel. Ainsi, 76% des consommateurs acceptent le prix s’ils perçoivent la valeur, c’est un refuge. De plus, 73% utilisent les réseaux sociaux pour explorer la food, l’image et les codes sont reconnaissables. Par ailleurs, 61% sont attirés par des lieux ou plats qui proposent davantage d’expérience. La street-food répond au besoin de sensations immédiates. Enfin, 85% prévoient d’avoir autant ou plus de repas partagés dans l’année à venir, signe d’un besoin de faire communauté à travers ce que l’on mange.

Des tendances fortes

Le document détaille aussi sept tendances. Celle du crousty est sans doute la plus représentative et met en avant la texture comme facteur de préférence. La deuxième porte sur l’expérience multisensorielle. Selon l’étude, 40% des consommateurs jugent cette expérience aussi importante que le goût dans leur rapport à l’alimentation.

La troisième tendance renvoie aux hybridations culinaires. NellyRodi indique que 70% de la Gen Z se disent intéressés pour essayer des combinaisons de sauces complexes comme le pickle ranch. La quatrième décrit l’hyper-spécialisation de concepts centrés sur un produit ou une recette signature. L’étude précise que 63% des consommateurs se reconnaissent comme incités par une marque familière dans leurs choix food.

Les trois dernières tendances portent sur le sandwich, l’influence de la rue sur les segments plus premium et l’articulation entre plaisir et santé. En effet, l’étude souligne un changement de statut du sandwich, dont on attend qu’il renferme un vrai repas, sans les contraintes de le prendre à table. Selon le livre blanc, 71% des consommateurs en achètent au moins une fois par semaine. Enfin, la street food se défait de son image de produits gras et mauvais pour la santé grâce à des nouveaux marqueurs de légitimité.

Dans sa conclusion, le livre blanc présente la street food comme « un levier de désirabilité et un laboratoire produit pour toute la filière food, des industriels au retail jusqu’à la restauration ».

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