Agoralim : le futur « second Rungis » prend racine dans le Val d’Oise
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Agoralim, futur pôle alimentaire du nord de Paris, doit voir le jour à Goussainville avec une mise en service progressive dès 2027 et une finalisation prévue en 2035.
Le projet Agoralim, extension du MIN de Rungis au nord de Paris, entre dans sa phase concrète. Une première réunion publique s’est tenue à Goussainville (Val-d’Oise) au début du mois de juillet. Sur 25 hectares, un pôle logistique et de négociation des producteurs verra le jour. Il accueillera aussi des ateliers de transformation, des espaces de stockage pour le commerce de gros et une « Agoralim académie » dédiée aux métiers de bouche. L’investissement annoncé atteint 300 millions d’euros. Les premières réalisations sont prévues en 2027, pour une finalisation complète du site à l’horizon 2035.
Pour Goussainville, commune de 30.000 habitants au pied de Roissy-CDG, l’enjeu est majeur. L’implantation doit générer 1.500 emplois locaux, sur les 5.000 prévus à terme. Des ateliers thématiques ont déjà permis d’esquisser les retombées économiques. Porté par la Semmaris, gestionnaire du marché de Rungis, Agoralim concrétise une promesse du plan Val-d’Oise, lancé par Jean Castex après l’abandon d’Europacity en 2019 (un projet de site géant de loisirs et de commerces).
En attendant les chantiers, le pôle territorial de coopération économique (PTCE) Pays de France a ouvert, avec le soutien de la Semmaris, une plateforme d’approvisionnement alimentaire pour les quartiers prioritaires. Elle vise à soutenir les associations, faciliter l’accès aux produits frais et structurer une filière anti-gaspillage. La plateforme doit s’agrandir au Thillay en 2026.
Au-delà de la logistique, Agoralim veut devenir un lieu d’innovation alimentaire. Les partenaires envisagent des groupements d’achats, notamment pour proposer des produits bio à prix compétitifs. La proximité future d’un marché de gros renforcera cette dynamique, en favorisant l’accès direct aux producteurs.