Édito salon de l’agriculture : face aux revendications

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Retrouvez l’édito de l’Auvergnat de Paris du jeudi 22 février 2024 sur l’édition 2024 du salon de l’agriculture.

Jeremy Denoyer
Jeremy Denoyer. Crédit DR.

Cette édition 2024 du Salon de l’agriculture, qui s’ouvre dans quelques jours, est celle du 60e anniversaire de ce grand rassemblement agricole français. Malgré la portée pédagogique de cet événement, l’ambiance risque d’être peu à la fête. Comme chaque année depuis 1964, il rassemble des milliers d’agriculteurs et de visiteurs. Plus d’un demi-million de personnes (615.000 recensées en 2023) sont attendues à la porte de Versailles (Paris 15e).

Mais les doléances des agriculteurs – engagés depuis la fin de janvier dans une lutte sociale pour une meilleure reconnaissance de leur profession – ne semblent pas avoir été suffisamment entendues par le Gouvernement. « La colère est toujours là. Ce n’est pas parce que les gens sont repartis dans les exploitations que le sujet est terminé », déclarait encore Arnaud Rousseau, président de la Fédération nationale des syndicats d’exploitants agricoles (FNSEA), ce 19 février, au micro d’Europe 1.

Le représentant du syndicat majoritaire du secteur agricole attend d’ailleurs fermement la venue du président de la République, prévue le jour de l’inauguration : « Personne n’imagine qu’il puisse, comme tous les ans, défiler dans les allées sans avoir eu un propos fort, clair et être à l’écoute du monde agricole qui a des revendications à faire. » Hormis le contexte politique et social, que nous ne pouvons ignorer, ce Salon international de l’agriculture (SIA) accueillera 1.100 exposants et mettra à l’honneur les productions agricoles de 30 pays. Et nouveauté cette année, les professionnels du secteur auront un espace entièrement dédié : le SIA’PRO.

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