Boissons : un nouvel équilibre

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L’édito de L’Auvergnat de Paris, par Jérémy Denoyer, s’intéresse à la place des boissons sans alcool dans les propositions des CHR.

Jérémy Denoyer
Jérémy Denoyer, rédacteur en chef de L'Auvergnat de Paris. Crédit : Au Cœur du CHR

Baisse de la consommation du vin, prévalence des enjeux de santé, émergence du phénomène no-low, générations plus sobres… Plusieurs éléments font que les boissons sans alcool s’invitent davantage à la table des bars et des bistrots. « Avec désormais un consommateur sur deux identifié comme flexidrinker [buveur flexible], le secteur bascule d’une offre de substitution vers un marché d’adhésion. Cette hybridation de la consommation pousse les professionnels à transformer leurs offres en proposant des boissons no-low [sans alcool ou à faible teneur en alcool], qui conjuguent plaisir sensoriel et complexité gustative », expliquait Olivier Darras, directeur du pôle boissons de GL Events Exhibitions, en février dernier, après la 3e édition parisienne du salon Degré Zéro.

On remarque que le vin ne revêt plus la même importance – culturelle et rituelle – au sein de la société française. Il est même désormais talonné (voire dépassé) par la bière. En parallèle, les boissons désalcoolisées ou sans alcool gagnent aussi du terrain. Plusieurs cafetiers et bistrotiers de la capitale nous ont confirmé ce constat. Les softs et boissons healthy deviennent des demandes plus fréquentes à l’heure de l’happy hour. Les cocktails et bières sans alcool se font aussi plus créatifs, à l’image des catalogues des fournisseurs de spiritueux et des sirupiers, qui surfent sur cette vague de sobriété.

Commander un maté, un spritz sans alcool, un kombucha, un thé glacé ou encore un matcha n’est plus une rareté sur nos terrasses et comptoirs. Tout cela s’intègre dans un nouvel équilibre que les CHR doivent considérer.

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