Les Français modifient leur rapport à la consommation d’alcool

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Le rapport à la consommation d’alcool évoluent chez les consommateurs français. Une réflexion plus approfondie est en marche sur la question de la modération, comme l’explique une enquête OpinionWay.

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Deux Français sur trois ont déjà mis en place une stratégie pour consommer moins d'alcool. Crédit : Unsplash

La consommation d’alcool évolue à grands pas. En marge du mois sans alcool, une enquête de la Brasserie Parallèle avec OpinonWay démontre la modification du rapport à l’alcool des Français, et comment cela se traduit dans le taux de prise, que ce soit à domicile ou en CHR.

Les résultats de l’enquête montrent un réel contraste. D’une part, les consommateurs sont attentifs aux excès et aux risques liés à la sur-consommation d’alcool. De l’autre, des freins psychologiques, sociaux et culturels viennent télescoper les changements d’habitudes. En effet, 83 % des Français déclarent consommer de l’alcool au moins occasionnellement. Plus de la moitié prennent un verre chaque semaine, 10 % quotidiennement. Fait marquant, 15 % admettent une dépendance, ce qui confirme que le sujet est toujours un enjeu de santé publique, notamment chez les jeunes où la part atteint 25 %. Les moins de 35 ans semblent pourtant moins attirés par les boissons alcoolisées. Seuls 73 % déclarent en consommer. Tous niveaux de consommation confondus, la moitié des personnes interrogées ont admis s’être déjà retrouvé dans une situation problématique à cause d’une sur-consommation d’alcool.

Des efforts très volontaires

Le Dry January met chaque année en lumière le problème de ces excès. Sans pour autant renoncer à quelques dégustations alcoolisées, les deux tiers des consommateurs mettent volontairement en place des stratégies pour limiter leurs prises. Les mesures mises en œuvres sont plus ou moins drastiques, comme limiter la quantité par soirée, reculer l’heure du premier verre, bannir les alcools forts ou encore consacrer des jours sans alcool pendant la semaine.

Certains consommateurs indiquent qu’ils préfèrent éviter les situations qui conduisent à la consommation d’alcool. Cela a donc un impact sur le nombre de sorties (39 %) ou sur le type de lieux fréquentés (36 %). Les personnes concernées estiment, pour 85 % d’entre elles, que le contrôle de la consommation d’alcool a un impact très positif sur leur qualité de vie. 72 % y voient également une manière de préserver leur budget.

Des freins persistants à la modération

Cette bonne volonté souffre tout de même de l’importance du conformisme social. De nombreux consommateurs (29 %, jusqu’à 44 % chez les moins de 35 ans) se sentent jugés lorsqu’ils commandent une boisson sans alcool dans un moment festif. D’autres craignent de ne pas profiter pleinement du moment sans consommer d’alcool.

Enfin, 43 % des consommateurs ne sont pas satisfaits des alternatives sans alcool qui leur sont proposées dans les bars et les restaurants. Bien que l’offre se développe rapidement, le sans-alcool peine à assoir une image tout aussi festive. Une personne sur deux trouve en effet un manque de goût à ces boissons. Les moins de 35 ans sont les plus sévères, bien qu’ils se montrent globalement plus ouverts aux changements.

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