Restauration : chute des recrutements de 30% au premier semestre 2026

  • Temps de lecture : 2 min

Au premier semestre 2026, les recrutements ont reculé de 30% dans la restauration, le tourisme et l’hôtellerie, selon le baromètre de l’emploi d’Hellowork.

repas table restaurant
Photo d'illustration d'un repas au restaurant. Crédit : Dan Gold, sur Unsplash.

Dans son baromètre de l’emploi, la plateforme Hellowork recense 4,6 millions d’offres (CDI, CDD, intérim et alternance confondus) diffusées au premier semestre 2026, en baisse de 9% par rapport au second semestre 2025. Dans ce contexte, la restauration, le tourisme et l’hôtellerie enregistrent l’un des plus forts replis, avec un recul de 30% des recrutements. À titre de comparaison, les métiers de la santé et du social sont les seuls à connaître une progression au premier semestre 2026, à 3%. Les services à la personne et aux entreprises restent stables. À l’inverse, les métiers commerciaux reculent de 15% et les fonctions de techniciens et d’ingénierie industrielle de 17%.

De plus, tous secteurs confondus, le nombre de candidatures par offre progresse en parallèle de 18% sur un an, ce qui renforce la concurrence entre candidats. Le baromètre montre aussi un ralentissement un peu moins marqué au printemps. Après une baisse de 4,9% au premier trimestre 2026, le deuxième trimestre recule de 4,1%. En juin, le repli se limite à 0,8%.

« Si les derniers indicateurs laissent entrevoir une stabilisation, le véritable enjeu sera de recréer, à l’horizon des échéances de 2027, un cadre stable et favorable aux investissements des petites comme des grandes entreprises », commente David Beaurepaire, directeur délégué au développement de Hellowork.

La chute des recrutements en Île-de-France

Par ailleurs, par type de contrat, le CDI reste le plus touché, avec une baisse de 13%. Les CDD limitent leur recul à 4%. L’intérim baisse de 6% et l’alternance de 7%. Hellowork indique alors que les entreprises continuent de privilégier les formes d’emploi les plus flexibles.

Enfin, toutes les régions reculent au premier semestre 2026. La Bretagne résiste le mieux, avec une baisse de 5%, devant la Bourgogne-Franche-Comté à -6% et les Pays de la Loire à -7%. À l’inverse, l’Île-de-France et la Normandie enregistrent l’une des baisses les plus importantes et affichent chacune un recul de 12%. L’Auvergne-Rhône-Alpes, deuxième région en volume d’offres, limite la baisse à -8%.

PARTAGER