Forte baisse des créations d’entreprises en CHR, selon le baromètre national des entreprises

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Le Baromètre national des entreprises met en évidence un changement de dynamique entrepreneuriale dans le secteur CHR, notamment moins de créations d’entreprises.

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La dynamique de création d'entreprises post-Covid est à un tournant dans le secteur CHR. Crédit : Unsplash

Le Baromètre national des entreprises, pour le premier semestre 2026, dévoile une forte baisse des créations d’entreprise dans le secteur de l’hôtellerie-restauration. Le secteur envoie en effet un double signal négatif. Les créations d’entreprise chutent de 8,5 %, l’une des plus fortes baisses tous secteurs confondus, tandis que les procédures collectives progressent de 7,2 %. La dynamique entrepreneuriale héritée de l’après-Covid affiche donc une rupture selon ces éléments, compulsés par le CNGTC*, Infogreffe et Xerfi.

Un ralentissement à deux vitesses

Après plusieurs années d’ouvertures soutenues, l’hôtellerie-restauration voit ses immatriculations reculer de 8,5 % au premier semestre 2026, alors que la création d’entreprise reste globalement dynamique en France (+ 6,9 %). En parallèle, les ouvertures de procédures collectives augmentent de 7,2 %, avec 5 091 procédures concernant 17 068 salariés. Soit 13,6 % des emplois touchés par une défaillance.

Les radiations d’entreprises progressent quant à elle de 16,1 %, un rythme inférieur à la moyenne nationale (+24,6 %). L’hôtellerie-restauration se classe ainsi parmi les trois secteurs les moins touchés par cette hausse. Les entreprises en difficulté du CHR restent parmi les plus jeunes du panel, avec un âge moyen de 7,5 ans. Ce qui confirme la fragilité des structures créées récemment.

Entre crise du pouvoir d’achat et rebond du tourisme international

L’analyse Xerfi nuance ce tableau. En 2026, l’activité serait d’abord soutenue par des revalorisations tarifaires, les professionnels répercutant une partie de la hausse de leurs coûts sur leurs prix. Dans l’hébergement, les stratégies de montée en gamme continueraient de tirer le prix des nuitées.

Le principal moteur viendrait cependant du tourisme étranger : une partie des flux internationaux pourrait se reporter vers la France, en particulier des clientèles asiatiques qui privilégient d’ordinaire les destinations du Golfe. En face, les dépenses de restauration des Français resteraient bridées par un pouvoir d’achat sous tension.

À noter enfin, les ordonnances d’injonction de payer reculent de 14,8 % dans le secteur. Un signal à interpréter avec prudence au regard de la hausse des défaillances.

* Conseil national des greffiers des tribunaux de commerce

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