GHR : les deux grands rendez-vous de 2026
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A l’aube de cette nouvelle année, l’univers du CHR subit de nombreux maux dont l’énumération serait trop longue. Pour autant, 2026 ouvre deux fenêtres d’opportunités. A savoir les élections municipales et celle présidentielle. Rencontre avec Catherine Quérard, présidente du GHR.
Comment abordez-vous cette nouvelle année ?
Catherine Quérard : Nous souhaitons l’aborder à la fois de manière dynamique, positive et engagée. Tous les chefs d’entreprise rencontrent des problèmes au quotidien. Le rôle du CHR est alors de leur apporter des solutions. Dès lors, nous allons renforcer notre soutien et développer encore plus les points de vigilance et les solutions à y apporter. Que ce soit dans les assurances, la question énergétique, le social… Autrement dit, leur apporter des effets de leviers et essayer de leur apprendre les bons réflexes à avoir face à telle ou telle situation. D’où la création de la plateforme GHR Avantage. L’objectif est finalement simple. Procurer aux entrepreneurs des outils pour de meilleures prises de décisions. Et de fidéliser ainsi les adhérents.
Je suis convaincu que le sursaut naîtra des territoires
Vous pensez aussi à la formation…
Absolument. Nous mettons en place depuis le 1er janvier une nouvelle contribution formation pour le HCR. L’idée est de développer et de financer des formations spécifiques, comme, par exemple, celles liées à l’IA. L’URSSAF collecte la contribution. Puis confiée à AKTO, notre opérateur de compétences. Tous les métiers connaissent des mutations. Aucun acteur ne doit demeurer isolé. Au contraire, il doit s’ouvrir pour mieux s’adapter. Nos outils sont là pour les accompagner. Notre devoir est de leur donner des perspectives. En tant que présidente du GHR, je défends nos métiers mais aussi l’ensemble de la filière, de la terre à l’assiette. Comme je l’ai rappelé lors de notre dernier congrès à Annecy devant quelque 300 participants. Un très bon congrès au demeurant.
Quels sont les principaux chantiers auxquels vous serez confrontés cette année ?
Ne pas s'investir dans les élections locales s’est se résigner
Comme nous défendons à la fois les terroirs et les territoires, j’en vois deux principalement. Avec en premier lieu, les prochaines élections municipales de mars prochain. D’où l’édition du premier « Livre blanc du GHR, hôtels, cafés, restaurant : territoire vivants, attractifs et durables ». Il est destiné aux futurs élus. Ils doivent comprendre mieux nos problématiques. Suite à ma visite au dernier Salon des Maires, je suis convaincu que le sursaut naîtra des territoires. Ces derniers représentent des centres névralgiques pour nos métiers. Nous devons nous impliquer dans les débats locaux. A ce Livre blanc s’ajoutent une nouvelle édition de notre guide CHR. Je tiens à rappeler qu’en nous adressant aux élus nous sommes là pour construire et non pour s’opposer. Ne pas s’investir dans les élections locales s’est se résigner. Un entrepreneur est là pour développer son entreprise maintenant ainsi le dynamisme à la fois des territoires, des acteurs sociaux et sociétaux.
Et le second gros chantier ?
Il concerne également la vie de notre pays. Nous devons préparer la prochaine élection présidentielle. D’un point de vue économique et non politique. L’objectif est de défendre la singularité française qu’est notre gastronomie et tout ce qui s’y rattache, un écosystème à préserver et à développer. Je pense notamment au marché de Rungis. Notre volonté est d’aider les politiques à trouver des solutions sociales. Des débats seront menés au niveau régional.