Restaurateurs, êtes-vous prêts pour les JOP ?

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Zenchef a organisé une table ronde, avec Laura Stagno de Lightspeed, Denny Imbroisi et Simon Dauphin, restaurant et consultant KPMG, afin d’aider les restaurateurs à être prêts pour les JOP.

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De gauche à droite : Simon Dauphin, Denny Imbroisi, Laura Stagno et Thomas Zeitoun. Crédit : Lightspeed

À moins de deux mois des JOP Paris 2024, les restaurateurs se préparent afin d’être prêts a recevoir les visiteurs. En effet, plus de 15,3 millions de touristes sont attendus pendant cette période. À cette occasion, Zenchef, logiciel de fidélisation de la clientèle de restaurants, a tenu une table ronde accompagné Laura Stagno, directrice commerciale France chez Lightspeed, Denny Imbroisi, chef et propriétaire des restaurants IDA, Epoca et Malro et Simon Dauphin, restaurateur lillois et consultant pour KPMG. Ensemble, ils ont échangé autour de la préparation des CHR pour cet événement et voici leurs conseils.

Anticiper

L’anticipation semble être le maître mot pour les quatre professionnels. Pour Simon Dauphin, les restaurateurs doivent dorénavant échanger avec leur équipe pour être prêts : « Les JOP vont être une période comme on en a jamais connu auparavant. Solliciter déjà votre personnel pour savoir s’ils ont des idées sur comment améliorer la fluidité du service. En plus, ils se sentiront valorisés.» Le gérant de restaurant suggère d’aménager les plannings avec les employés qui seront présents et penser à les récompenser.

Chez Malro, tous les employés ont adopté le vélo. « Les transports en commun seront surchargés et des stations du métro seront fermées. Donc, nous investissons dans des vélos », remarque Denny Imbroisi.

Concernant les livraisons, il sera compliqué de se faire livrer de la marchandise en pleine journée. Nombreux restaurateurs ont déjà opté pour des ravitaillements dans la nuit. « On a passé nos codes et les clés à nos fournisseurs pour les livraisons », a complété le Chef.

S’adapter

Selon les derniers chiffres, 65% des touristes seront des familles. « Il sera alors essentiel de penser aux enfants », alerte Thomas Zeitoun, co-fondateur de Zenchef. Deux types de visiteurs sont attendus. D’une part, les « porteurs de tickets », et, d’autre part, les « non-porteurs de tickets ». Les détenteurs de billets ont entre 35 et 40 ans et seront localisés à proximité des lieux de compétition.

À l’inverse, ceux qui n’en ont pas sont plus jeunes et se rendront davantage dans les fanzones. « Si vous vous trouvez près des lieux de compétition, vous pouvez revoir votre offre à la hausse, car ceux qui ont leur billet ont un plus grand pouvoir d’achat. En opposition, si vous êtes plus éloignés, il faudra peut-être revoir ses prix à la baisse pour attirer du monde », complète-t-il. En effet, la fréquentation d’un établissement dépendra de sa localisation : « Dans tous les cas, les restaurateurs devront faire preuve de flexibilité opérationnelle et d’adaptabilité pour les JOP, sans dénaturer son identité », ajoute Laura Stagno (Zenchef).

Communiquer

D’aucuns le savent depuis longtemps : les réseaux sociaux sont un atout incontournable pour tout acteur des CHR. « Moi, je suis un grand adepte des réseaux », tient à souligner Denny Imbroisi. Il est important pour les restaurateurs de communiquer leurs événements sur leurs réseaux sociaux ou encore pour privatiser leur endroit. « Vous serez surpris du nombre de personnes intéressées pour privatiser un restaurant, commente Simon Dauphin, le propriétaire d’Aux jours heureux (Nord). J’ajouterai qu’il ne faut pas hésiter à collaborer avec les acteurs du quartier. » Et Denny Imbroisi invite les professionnels parisiens à se rapprocher de leur mairie concernant les dispositifs mis en place.

Dernier point à ne pas négliger : Google My Business.« Plein de restaurateurs oublient de mettre à jour leur pages Google, ou autres, alors qu’il faut capitaliser dessus. C’est gratuit et cela offre une vitrine pour votre établissement. Maintenant, tout le monde va évaluer un restaurant sur internet avant de venir », souligne le co-fondateur de Zenchef.

Et après ?

Une fois le repas achevé, le tout est de fidéliser les visiteurs et leur donner envie de revenir. « Personnellement, j’utilise aussi Hey Pongo pour fidéliser la clientèle. Grâce à un QR code, nos clients laissent leurs coordonnées. En échange, ils peuvent recevoir des cadeaux divers et de notre côté nous gardons leurs contacts pour leur envoyer nos infos. » Lesquelles informations recueillies auprès de la clientèle constituent alors une base de données très utile. « On ne peut améliorer que ce que l’on mesure », soulinge fort à propos la directrice commerciale de Lightspeed. Laura Stagno explique que grâce à ces données, les professionnels peuvent mettre en place une stratégie post-venue. « Les JOP permettront de faire un bilan également, mais aussi de prendre du recul sur son activité. »

Mais après toutes ces recommandations, Thomas Zeitoun tient le mot de la fin : « Malgré tout, ce que l’on peut dire, Paris 2024 est une fête et il faudra en profiter. Il nous faut partir avec l’esprit positif.» Alors, Mesdames et Messieurs les restaurateurs, êtes-vous prêts pour le rendez-vous des JOP ?

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