Les perles des Monts du Velay
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Fraises, framboises, groseilles, cassis, mûres et myrtilles: le Groupement d’intérêt économique (GIE) des producteurs de fruits rouges des Monts du Velay commercialise chaque année 1100 tonnes de petits fruits. Avec une exigence : du frais, rien que du frais!
Situés au sud-est du Massif central, les Monts du Velay couvrent toute la moitié est du département de la Haute-Loire, ainsi que l’ensemble du nord de l’Ardèche. Territoire de moyenne montagne, le massif compte de nombreuses spécialités emblématiques : le veau label rouge « Vedelou », le bœuf fin gras du Mézenc, la verveine… et les fruits rouges. Particulièrement dynamique, la filière est fédérée autour d’un Groupement d’intérêt économique (GIE) regroupant 45 producteurs, dont 14 en agriculture biologique. « L’histoire remonte aux années 1960, raconte Éric Pauchon, son président. À cette époque, l’instauration des quotas laitiers a poussé des éleveurs vers de nouveaux débouchés. Notre climat de montagne convenait bien aux fruits rouges : en été, l’alternance de nuits fraîches et de belles journées donnait des fruits très goûteux ».
Il poursuit : « L’activité s’est développée et a commencé à se structurer dans les années 1990 avec la création de deux marques commerciales : “Perles noires” et “Perles rouges des Monts du Velay”. L’une comme l’autre existent toujours, et sont aujourd’hui bien identifiées, notamment par les professionnels. ». En 1997, le GIE des fruits rouges des Monts du Velay voit le jour. Basée à Saint-Jeures (Haute-Loire), entre Yssingeaux et Tence, la structure commercialise chaque année environ 1 100 tonnes de fraises, framboises, groseilles, cassis, mûres et myrtilles, de début juin à fin septembre.
Toute la gamme des petits fruits
« Nous ne pesons pas lourd face à certains producteurs de fraises d’autres régions plus au sud, mais
nos 200 tonnes de framboises représentent quand même près de 15 % de la production française, souligne Éric Pauchon. Nous vendons aussi 100 tonnes de groseilles et 50 tonnes de mûres, ce qui n’est tout de même pas anecdotique. Notre atout, c’est que nous sommes en capacité de proposer toute la gamme des fruits rouges. Si un client à Rungis veut une palette avec tout l’assortiment – des fraises, des
framboises jaunes ou rouges, du cassis, de la mûre, etc., on lui livrera sans problème. »
« Nos 200 tonnes de framboises représentent quand même près de 15 % de la production française. »
Ramassés à la main dès la première heure, les fruits sont expédiés l’après-midi pour être sur les étals le lendemain matin. « C’est une règle qu’appliquent tous les adhérents du GIE. Nous ne vendons que du frais, rien n’est stocké en chambre froide, insiste le président. Nous gérons aussi l’étalement de la production pour qu’un maximum de fruits soit disponible sur la plus longue période possible. »
La clientèle est diverse : centrales d’achat, magasins spécialisés en fruits et légumes frais, grossistes, ainsi que quelques confituriers et transformateurs intéressés par les fruits de deuxième catégorie. « Il y a toujours eu un potentiel commercial, et malgré une légère stagnation cette année, nous avons toujours été en croissance de volume et de chiffres d’affaires. Nous venons d’ailleurs d’accueillir de nouveaux
producteurs, et il y a de la place pour d’autres. » La récolte 2024 commencera début juin, d’abord
avec les fraises, suivies des framboises, pour se poursuivre jusqu’au début de l’automne.