Le CHR vers une généralisation des œufs hors cage
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Le secteur de la restauration progresse vers une généralisation des œufs hors cage d’après le baromètre 2026 de l’association Anima, qui lutte contre la souffrance animale.
Le secteur du CHR progresse vers une généralisation des œufs hors cage. Une information qui ressort du second baromètre de la transition vers les œufs hors cage dans la restauration hors domicile, signé par Anima. Il s’agit d’une association luttant contre la souffrance animale et qui mène actuellement une campagne pour mettre fin en France à l’élevage en cage des poules pondeuses.
Pour son étude, Anima a classé 13 grossistes alimentaires. Parmi eux, six ont publié des feuilles de route détaillées visant à retirer les œufs de poules en cage de leur offre à plus ou moins brève échéance. Le premier d’entre eux n’est autre que Pomona (novembre 2026), suivi de Transgourmet, pour la fin de l’année 2027, puis en Metro (mars 2028) et Sysco (juin 2028). Back Europ France et France Frais ferment la marche avec une échéance fixée à 2029.
Les grossistes CHR en forte progression sur les œufs hors cage
En parallèle, Promocash, Even Distribution (pour ses réseaux Krill et Capella) et UNL devraient publier leur feuille de route avant la rentée 2026. De plus, Pro à Pro vise les 90% d’œufs hors cage d’ici à 2029 et 100% hors marchés contraints. Des grossistes qui ambitionnent ainsi de rejoindre Marly Distribution qui est le premier à avoir atteint son engagement des 100% d’œufs hors cage.
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À l’inverse, « le grossiste Disgroup, qui affichait 9 % d’œufs hors cage en 2024, n’a pas communiqué ses chiffres cette année. Son absence de transparence et de feuille de route fragilise la transition de l’ensemble du secteur », déplore l’association.
Par ailleurs, cette bascule globale des grossistes est permise par de véritables progressions de certains acteurs. Dans le détail, Pomona est passé de 37% d’œufs alternatifs à la cage en 2024 à 87% en décembre 2025. En progression également, bien que moins importante, Pro à Pro (34% en 2024 et 59,97% en janvier 2026) et Sysco (29,5% en 2024 et 52,8% en janvier 2026). Tandis que Metro et Even (Krill) sont respectivement passés de 26% en 2024 à 40,6% en janvier 2026 et de 30% en 2024 à 40,2% en 2025.
Le rôle central des grossistes
« Selon le Syndicat National des Industriels et Professionnels de l’Œuf (SNIPO), la part d’ovoproduits hors cage dans la RHD est passée de 33% en 2024 à 42,3% en 2025 », avance alors Anima. Avant de rappeler le retard du secteur par rapport à la grande distribution, cette dernière pouvant s’enorgueillir du fait que seulement 14% des œufs vendus proviennent d’élevages en cage. « Anima estime que les progrès des 13 grossistes analysés entre 2024 et 2025 ont déjà réduit d’environ 600.000 le nombre de poules élevées en cage. Il en resterait environ deux millions en cage pour produire les œufs de ces 13 entreprises », développe-t-elle.
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Du travail reste donc à faire pour le développement de l’offre des œufs hors cage en CHR mais l’association se montre optimiste. « Chaque grossiste évalué dans le rapport compte plusieurs dizaines de milliers de clients restaurateurs, boulangers, restaurants scolaires, voire plusieurs centaines de milliers pour les géants du secteur comme Metro et Pomona. La transition de ces entreprises se répercute donc mécaniquement sur les millions de repas servis chaque jour en RHD. Elle dessine un futur où, au restaurant comme au supermarché, les consommateurs trouveront une offre plus respectueuse du bien-être animal », conclut Anima.