Gérard Perse, propriétaire de Château Pavie, est décédé
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Gérard Perse, figure emblématique du vignoble bordelais et propriétaire du Château Pavie, est décédé le 19 juillet à 75 ans.
Parisien d’origine et ancien patron de supermarchés, Gérard Perse est devenu l’un des viticulteurs les plus influents du Bordelais. Il est décédé samedi 19 juillet, à l’âge de 75 ans, des suites d’un cancer contre lequel il se battait depuis plusieurs années.
D’un supermarché à Saint-Émilion
Né en 1949 à Montmartre, Gérard Perse grandit dans une fratrie de neuf enfants. Après un début de carrière dans la grande distribution, où il dirige un groupe de 1 500 salariés, il découvre Saint-Émilion en 1988. Cinq ans plus tard, il acquiert le Château Monbousquet, sa première propriété, qu’il transforme en modèle de qualité grâce à des travaux ambitieux et au soutien du consultant Michel Rolland.
Le pari Pavie
En 1998, il franchit une nouvelle étape en achetant le Château Pavie, situé sur les meilleurs terroirs de Saint-Émilion. Pour financer cet investissement, il revend son groupe dans la distribution. Visionnaire, il restructure le vignoble, recompose l’encépagement et modernise les installations. Les critiques, d’abord sceptiques face au prix d’achat jugé excessif, finissent par reconnaître la réussite de son pari.
Une ascension fulgurante
En moins de quinze ans, Gérard Perse hisse Château Pavie au rang de Premier Grand Cru Classé A, la plus haute distinction de Saint-Émilion, obtenue lors du classement de 2012 et confirmée en 2022. En parallèle, il développe l’Hostellerie de Plaisance, deux étoiles Michelin, au cœur de Saint-Émilion.
Un empire viticole
Avec son épouse Chantal, Gérard Perse élargit son patrimoine viticole en acquérant Château Pavie Decesse, Château Bellevue-Mondotte, Clos Lunelles (à Castillon), et en développant Esprit de Pavie, une marque de négoce premium. Il investit également dans la Table de Pavie, établissement doublement étoilé à Saint-Émilion.
Un homme passionné
Autodidacte et grand dégustateur, Gérard Perse voyait dans le vin un prolongement de sa passion pour l’effort et la précision, héritée de ses jeunes années de cycliste amateur. Avec son épouse Chantal, il laisse une empreinte indélébile sur Saint-Émilion. Le nom de Pavie restera à jamais lié au sien.