Jambon de Parme AOP, le hautement couronné

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Une couleur rosée délicate, une texture fondante et des arômes qui évoluent avec le temps : le Jambon de Parme AOP révèle la richesse d’un produit façonné par la patience du temps.

jambon de parme
Le Jambon de Parme est certifié AOP depuis 1996. Crédit : Pixabay.

Reconnaissable grâce à sa célèbre couronne ducale, le Jambon de Parme AOP est un produit emblématique de la gastronomie italienne. Élaboré au cœur de la province de Parme, sa confection possède la singularité de nécessiter que deux ingrédients : de la viande de porc et du sel marin.

Néanmoins, derrière cette apparente simplicité se cache un processus long et précis pour révéler toute son identité gustative. «Comme on le ferait pour un grand vin ou un fromage d’exception, le Jambon de Parme se déguste en prenant le temps d’observer, de sentir et de goûter. Sa couleur, sa texture, l’équilibre entre la chair et le gras, ainsi que la longueur de ses arômes révèlent toute la complexité de ce produit», explique Matteo Caballi, représentant du Consortium du Jambon de Parme.

Un cahier des charges exigeant

Bénéficiant d’une Appellation d’Origine Protégée (AOP), le Jambon de Parme répond à un cahier des charges strict qui encadre l’ensemble de son élaboration. Et ce, de l’élevage jusqu’à l’affinage en cave.

En outre, les porcs destinés à la production du Jambon de Parme doivent être nés et élevés en Italie dans des exploitations respectant des règles précises de traçabilité. Seules certaines races et lignées porcines reconnues par le cahier des charges sont autorisées. C’est une condition sine qua non pour garantir une viande adaptée au long processus de maturation.

Par ailleurs, l’alimentation des animaux est également encadrée. Elle garantit la bonne structure musculaire de l’animal ainsi qu’une proportion de gras adapté à l’affinage.Enfin, chaque jambon doit être orné d’une identification. Cette dernière permet de suivre son parcours, depuis l’élevage jusqu’à la mise sur le marché.

Donner le temps au temps 

Le temps constitue l’un des fondamentaux de la fabrication du Jambon de Parme. Depuis l’évolution récente du cahier des charges de l’AOP, la durée minimale d’affinage a été fixée à 14 mois. Néanmoins, de nombreux jambons poursuivent leur maturation bien au-delà, permettant aux saveurs de gagner en intensité et en complexité. Au fil des mois, les arômes évoluent : les notes délicates de beurre frais, de fruits secs ou de noisette peuvent laisser place à des nuances plus profondes évoquant les épices douces ou les sous-bois. Chaque durée d’affinage offre ainsi une expression différente du produit : plus légère dans ses premières années, plus riche et persistante avec le temps.

Se fier aux apparences 

Avant même de commencer la dégustation, le Jambon de Parme séduit par son apparence. Sa chair rose aux nuances délicates contraste avec un gras blanc légèrement nacré.

Ce gras, loin d’être un simple élément visuel, joue un rôle essentiel dans l’équilibre du produit. Finement réparti dans la tranche, il participe à la texture fondante du jambon. «Le gras ne doit pas posséder de notes jaunes», explique Matteo Caballi. Aujourd’hui, si la dégustation en fines tranches reste l’une des façons les plus appréciées de découvrir le Jambon de Parme, celui-ci s’adapte aisément. En effet, il trouve aujourd’hui sa place sur les planches à partager, les brunchs, les sandwichs gastronomiques et les salades.

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