Les volailles festives au rendez-vous pour les fêtes
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Le Syndicat national des labels avicoles de France a présenté les perspectives de production et les atouts des filières de volailles françaises Label rouge et festives.
Les volailles festives seront bel et bien au rendez-vous en fin d’année. Le Syndicat national des labels avicoles de France (Synalf) a confirmé une production stable cette année encore. Les éleveurs tablent en effet sur une mise sur le marché de 2,2 millions de chapons, poulardes, dindes, pintades, oies et cailles estampillés Label rouge. « La canicule n’a eu qu’un faible impact sur la mortalité des volailles, si l’on compare à celle causée par la prédation, rassure Benoît Drouin, président du Synalaf. Certaines volailles misent en place durant l’été ont pu subir un frein de croissance, mais celles prévues pour la fin de l’année ne seront pas concernées. »
Les productions bénéficiant par ailleurs du sceau de ce label de qualité, particulièrement recherché au moment des fêtes, étaient d’ailleurs privilégiées par près de la moitié des consommateurs les dernières années. « Les volailles festives ont la particularités de connaître des cycles d’élevage longs, jusqu’à 150 jours, dans des parcours extérieurs qui favorisent les comportements naturels des animaux », souligne Benoît Drouin. Le chapon devrait encore une fois tirer son épingle du jeu, avec 64 % des mises en places estimées pour la fin d’année2, devant la poularde (15 %).
La filière entend également tirer son épingle du jeu à travers les prismes des volumes, adaptés à des configurations familiales différentes selon la volaille, et de prix, dont le niveau est acceptable dans le contexte actuel. « Le chapon est accessible à moins de 5,70 € la part, la pintade chaponnée à 4,70 €1 , expose Benoît Drouin.
La pintade, une exception française
« La France profite d’une diversité exceptionnelles en termes de volailles, souligne Benoît Drouin. C’est par exemple l’un des derniers pays à produire de la pintade. » En effet, l’Hexagone abrite la dernière entreprise de sélection de cette volaille au monde. La filière fournit 85 % de la production mondiale de pintade, à travers 1.200 élevages diversifiés. Si cette volaille est clairement rattachée aux tables festives de la fin d’année, le président de la filière, Jean-Louis Zwick, met également en avant l’intérêt de désaisonnaliser sa consommation. « Pour avoir de la pintade en fin d’année, il ne faut pas oublier que les éleveurs doivent en produire toute l’année. Le produit doit trouver sa place autrement durant les autres périodes. »
La pintade a en effet connu une baisse importante de consommation en quelques années. « Nous avons perdu 1/3 des mises en place en restauration par rapport à l’avant-Covid, explique Jean-Louis Zwick. La pintade est sortie des cartes et nous avons du mal à la réinstaller. » Simon Horwitz, chef du restaurant Elmer à Paris (3e), attend chaque année avec impatience l’arrivée de ces volailles. « Nous profitons de cette saisonnalité, elle créé une attente aussi chez nos clients, estime-t-il. Je préfère travailler les volailles festives en cuissons longues, pour conserver leur moelleux. Elles se marient avec les légumes racines, les châtaignes, qui répondent aussi très bien au jus de ces cuissons lentes. »
Le coup d’envoi de cette saison des volailles festives a démarré début octobre avec une campagne promotionnelle tournée autour des volailles Label Rouge. Une campagne davantage tournée vers les volailles françaises et festives prendra le relais tout au long du mois de décembre.
Les volailles françaises
des poulets consommés sont produits en France
de volailles Label Rouge
de la production mondiale de pintade a lieu en France
Source
- Prix repère. Estimation à la part basée sur le prix de vente moyen constaté au kg en grande surface en 2025, d'après MyWorldpanel. Base : chapon 429 g par part, pintade chaponé 455 g par part
- Mises en place – septembre 2026 – Synalaf