Décision business
Le tribunal de commerce d’Orléans a validé, le mercredi 14 octobre, le projet de reprise de Duralex porté par l’entrepreneur Cédric Meston, via sa holding Tomé. Cette décision permet ainsi de préserver 155 emplois sur les 220 que compte la verrerie de La Chapelle-Saint-Mesmin, dans le Loiret. L’entreprise, connue pour ses verres réputés incassables, avait été placée en redressement judiciaire le 1er juin, pour la cinquième fois en une vingtaine d’années.
Le plan de reprise prévoit un financement de 16 millions d’euros, dont 6 millions de soutiens publics. Il comprend un ajustement de la production à la demande, le développement de nouvelles gammes et la modernisation du site. Notamment, la conversion du four à gaz vers une technologie entièrement électrique est prévue à l’horizon 2029. Le but est de réduire les émissions de CO₂. Silham El Kasmi, ancienne cadre de Saint-Gobain et de Saur, prendra la direction générale de l’entreprise.
Cette reprise met fin au projet de société coopérative et participative porté par les salariés depuis 2024. La Scop n’a en effet pas réussi à assurer la pérennité de l’activité. Et ce, malgré une collecte de 7 millions d’euros auprès de particuliers fin 2025. En parallèle, une enquête judiciaire est en cours sur la gestion précédente de l’entreprise, après des perquisitions menées en septembre. L’ancien directeur général François Marciano et son fils Antoine, ex-directeur financier, contestent toute implication dans d’éventuelles malversations.
Chargement ...
Les plus lus
Fil d'actu