Décision business
L’avenir de Duralex se joue désormais devant le tribunal de commerce d’Orléans. Placée en redressement judiciaire le 1er juin en raison de graves difficultés financières, la verrerie de La Chapelle-Saint-Mesmin a été orientée vers une procédure de cession le 17 juin. Les candidats à la reprise ont jusqu’au 6 août pour déposer une offre.
Après plusieurs semaines de tensions de trésorerie, l’entreprise avait notamment mis son principal four en veille afin d’écouler des stocks jugés très importants. Depuis le 29 juin, la fabrication de produits finis a toutefois repris et les livraisons aux clients se poursuivent. L’objectif étant de préserver l’activité et de renforcer l’attractivité du site auprès d’éventuels investisseurs.
Créée sous forme de Scop à la fin de l’année 2024 après un redressement judiciaire, Duralex n’a pas réussi à retrouver un équilibre financier durable. La campagne de financement lancée fin 2025 n’a pas non plus permis de retrouver les fonds nécessaires.
Certains actionnaires défendent encore l’hypothèse d’un plan de continuation. Mais la reprise par un industriel apparaît désormais comme le scénario le plus probable.
Le tribunal va choisir l’offre la plus solide
Le ministère chargé de l’Industrie, comme les représentants des salariés, plaide pour l’arrivée d’un repreneur. Celui-ci doit disposer des capacités financières nécessaires pour moderniser l’usine. Et ainsi assurer la pérennité de la production. La CGT insiste également sur la sauvegarde des 243 emplois, qu’elle considère comme une priorité.
Les offres seront examinées par l’administrateur judiciaire avant d’être soumises au tribunal. Au moment de choisir un repreneur, la juridiction ne retiendra pas uniquement le montant proposé. Elle évaluera surtout la solidité du projet industriel et ses garanties en matière de maintien de l’activité et de l’emploi.
En cas de cession, les actifs de Duralex seraient transférés au repreneur retenu, tandis que les dettes resteraient à la charge de la société actuelle. Les créanciers seraient ensuite remboursés selon l’ordre légal de priorité. Ce qui laisse planer une incertitude sur les chances de récupération des fonds prêtés par les quelque 10.000 particuliers ayant participé au financement de l’entreprise.
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