Commerce de gros : des hausses de coûts peu répercutées selon la CGF
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Une enquête CGF/Xerfi montre que plus de 75% des grossistes ont subi des hausses de coûts entre février et juillet 2026, peu répercutées.
La Confédération des Grossistes de France (CGF) a publié, le 3 septembre, une enquête flash menée avec Xerfi entre février et juillet 2026 sur les effets du conflit au Moyen-Orient. Plus de 75% des entreprises interrogées ont subi des hausses sur au moins deux des quatre postes étudiés. Et même une sur cinq sur les quatre à la fois : transport routier de marchandises, collecte des déchets, emballages et prix des marchandises.
De plus, le transport routier de marchandises enregistre la plus forte hausse moyenne, à 3,8%, devant les prix des marchandises (+2,7%), les emballages (+2,1%) et la collecte des déchets (+1,8%). Près de 80% des entreprises ont vu leurs frais de transport augmenter. Près des trois quarts signalent aussi une hausse des prix des marchandises.
Des hausses de coûts encaissées assure la CGF
Par ailleurs, le point d’alerte porte sur la répercussion de ces coûts. Ainsi, auprès des clients privés, 38% des entreprises n’ont répercuté aucune hausse. En moyenne, les grossistes n’ont pu répercuter que 9,1% des hausses subies. Dans les produits agricoles et alimentaires, 43% n’ont répercuté aucune hausse auprès de leurs clients privés.
La situation est plus tendue dans la commande publique. Pour 54% des grossistes, aucune hausse n’a été récupérée auprès des clients publics. Ce taux monte à 76% dans les produits agricoles et alimentaires. En moyenne, les grossistes ont répercuté seulement 6,5% des hausses de coûts auprès des clients publics.
« Les chiffres sont sans appel : nos entreprises subissent des hausses de coûts qu’elles ne peuvent quasiment pas répercuter », déplore Stéphane Antiglio, président de la CGF. Il appelle ainsi à des clauses de variation de prix qui permettent « aux contrats de s’adapter à la réalité économique ». La CGF estime en outre « indispensable » l’activation effective de la possibilité de révision prévue dans les contrats.
Enfin, si le conflit se prolonge jusqu’à fin 2026, 50% des entreprises interrogées anticipent une baisse de leur chiffre d’affaires, dont 15% anticipent un recul de plus de 5%.