Présente au salon Ambiente en Allemagne, la Forge de Laguiole partage à l’export la renaissance d’un savoir-faire ancestral.
Lors de l’édition 2026 du salon Ambiente, organisé à Francfort (Allemagne) du 6 au 10 février 2026, la Forge de Laguiole n’a pas manqué d’être présente. Et ce, à travers le pavillon de Francéclat, le comité professionnel de développement économique des filières françaises de l’horlogerie, de la bijouterie-joaillerie et des arts de la table.
Et pour cause, l’entreprise qui se situe dans la commune de Laguiole, dans l’Aveyron, réalise 60% de ses volumes à l’export. Auparavant en Allemagne, mais elle se tourne progressivement davantage vers le marché des États-Unis. De plus, la Forge de Laguiole réalise l’essentiel de ses ventes auprès du retail, le secteur CHR atteignant seulement une part de 20%. « Le CHR représente très peu par rapport à d’autres fabricants », admet Karine Mayran, au service export de la Forge de Laguiole.
Néanmoins, l’entreprise qui produit chaque année environ 80.000 couteaux s’est forgé au cours de son histoire une réputation au travers des professionnels de la restauration. « La Forte de Laguiole est à l’origine de la renaissance du couteau à Laguiole, créé il y a 200 ans », n’hésite alors pas à avancer Karine Mayran. Une histoire qui débute en 1987 avec la création de l’entreprise, après que les deux guerres mondiales aient presque entraîné la disparition de ce savoir-faire.
Le lien fort entre la Forge de Laguiole et les chefs
« La Forge de Laguiole a bénéficié de l’essor de Philippe Starck, qui a dessiné le café Costes [des frères aveyronnais Costes, NDLR], raconte-t-elle. Il a entendu parler du projet de coutellerie et a dessiné le bâtiment de l’atelier. » Le début d’une longue collaboration avec le designer. Ce dernier a en effet imaginé des couteaux de table mais aussi des modèles pliants.
La Forge de Laguiole a par la suite signé des collaborations avec plusieurs chefs étoilés. Notamment le local de l’étape Michel Bras, qui était à la tête du Suquet, à Laguiole. Mais aussi Gérald Passedat, chef triplement étoilé pour Le Petit Nice, à Marseille, ou encore Anne-Sophie Pic, également récompensée de trois macarons pour la maison Pic, à Valence (Drôme).
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Par ailleurs, le segment CHR permet de rester dans la quête d’innovation et dans la créativité. « Nous sommes en permanence en recherche de nouvelles matières, notamment celles qui résistent à l’eau pour le CHR », explique Karine Mayran. Une chose est sûre, l’histoire entre la Forge de Laguiole, ses couteaux faits main et les cuisiniers est loin d’être terminée.