Marrenon : un nouveau directeur et des ambitions intactes

  • Temps de lecture : 3 min

Antoine Robert est devenu directeur général de Marrenon en juillet 2026. Il dirige désormais cette union de vignerons qui ne manque pas d’ambition.

Antoine Robert et Pierre-Olivier Blondel, respectivement directeur général et directeur commercial circuit traditionnel chez Marrenon.
Antoine Robert et Pierre-Olivier Blondel, respectivement directeur général et directeur commercial circuit traditionnel chez Marrenon. Crédit : Aurélien Peyramaure - Au cœur du CHR.

Au poste de directeur général de Marrenon depuis juillet dernier, Antoine Robert dirige le principal producteurs de vins en AOP luberon et un contributeur non négligeable à l’appellation ventoux. En effet, l’union de vignerons et ses caves partenaires produisent 55% des volumes de l’AOC luberon et 20% de l’AOC ventoux, deux fois plus grande que la précédente. Et pour cause, Marrenon peut compter sur un vignoble de 3.700 hectares à travers plus de 3.000 parcelles « sur tous les terroirs », souligne le directeur général. Avec une présence équivalente dans les trois couleurs (blanc, rouge et rosé).

En 2026, l’union de vignerons aura produit entre 13 et 14 millions d’équivalents bouteille, étant précisé que ces chiffres comprennent une part de marques à façon. La marque Marrenon, quant à elle, est réservée au circuit traditionnel avec, pour la partie CHR, les restaurations bistronomique et gastronomique comme cœur de cible.

L’union travaille ainsi en France avec 2.560 cavistes, 2.500 restaurants en direct et environ 6.000 à 7.000 via des distributeurs. Restaurants clients parmi lesquels Marrenon compte environ 80 étoilés. Afin de se faire une place auprès des chefs, l’union de vignerons a avec patience établi un certain nombre de partenariats : l’association des Traiteurs de France depuis une dizaine d’années, puis les Maîtres Cuisiniers de France, mais également le Trophée Masse depuis une dizaine d’années.

La conquête de Paris au titres des ambitions de Marrenon

Aussi, Marrenon se satisfait d’une belle couverture locale. « Nous avons un beau maillage en Provence et en province. Aujourd’hui sur Paris, nous avons de très belles ambitions », estime Pierre-Olivier Blondel, directeur commercial circuit traditionnel et directeur marketing digital.

De plus, alors que la France représente un peu moins d’un tiers de son chiffre d’affaires total, Marrenon pousse fort sur l’export. « La progression des volumes est portée en particulier vers l’export », confirme Antoine Robert. L’union est ainsi présente dans 45 pays, avec l’Allemagne en tête de peloton, suivie de l’Europe du Nord, du Benelux et du Royaume-Uni. Les États-Unis, le Canada et le Japon demeurent également les principaux marchés, tandis que le Brésil connaît une belle progression.

Par ailleurs, Marrenon jouit pour ses vins des atouts de son terroir, autour de la notion de « bon prix-plaisir », comme le précise Antoine Robert. Son nom donne ici un indice, Marrenon étant tiré d’une expression signifiant entre mer et montagne.

« La différence de températures entre le jour et la nuit s’établit à 16°C. Nous disposons du côté solaire, de la générosité du sud, mais nous connaissons des nuits fraîches qui permettent de moins dégrader le raisin », décrypte-t-il. D’autant plus que certaines vignes culminent à 450 mètres d’altitude, « avec une exposition nord et une pluviométrie qui se maintient », ajoute le directeur général. Et de poursuivre : « Nous avons une carte à jouer. »

PARTAGER