La brasserie de Mons-en-Barœul, illustration de l’ambition d’Heineken
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Depuis 2024, Heineken France a investi 118 millions d’euros dans sa brasserie de Mons-en-Barœul (Nord). Et ce, pour améliorer la capacité de production mais également dans un but environnemental.
Pour Heineken France, la brasserie de Mons-en-Barœul, dans le département du Nord, revêt une importance de premier plan. Et pour cause, elle fait partie des deux sites du groupe brassicole en France, avec la brasserie de la Valentine, à Marseille.
Alors qu’Heineken produit une bière sur quatre élaborée dans l’Hexagone, la brasserie de Mons-en-Barœul représente « deux tiers des volumes du groupe en France », précise Frédéric Cabrera, directeur du site. Y sont produites les marques Heineken, Desperados, Affligem, Pelforth, Pélican et quelques références de Gallia. Pour son vaisseau amiral, Heineken a investi, depuis 2024, 118 des 164 millions d’euros destinés à ses deux brasseries. Et ce, « parce que la France se positionne dans le top 5 des marchés en Europe », indique Laurent Turpault, directeur Corporate Affairs chez Heineken France.
L’ambition est de taille. La capacité maximale de production a ainsi progressé pour atteindre les 4,5 millions d’hectolitres. Cette année, la production devrait s’élever à 4,4 millions d’hectolitres, un record, contre trois millions en moyenne ces dernières années. Au titre des améliorations notamment, une deuxième salle de brassage et 10 nouvelles cuves de macération.
L’objectif consistait également en l’amélioration de l’efficacité environnementale du site. Heineken a par exemple installé une nouvelle station d’épuration et modernisé les équipements liés aux fluides et aux énergies. Le résultat ? Une réduction de 13% de la consommation d’eau pour atteindre le ratio de trois litres d’eau nécessaires pour la production d’un litre de bière. Le groupe vise même le ratio de 2,7 litres d’eau par litre de bière d’ici 2032. La consommation annuelle de gaz a quant à elle baissé de 9%.
Un partenariat entre Heineken et le parc naturel régional de Scarpe-Escaut
Heineken a également mis en place le projet expérimental Circle, consistant à extraire les protéines de la drêche (résidus du malt) pour un usage dans l’alimentation humaine, tandis que les fibres sont envoyées dans la chaudière biomasse du site afin de produire de l’énergie. « L’ambition est d’atteindre zéro émission nette de carbone à l’horizon 2040 sur l’ensemble de la chaîne de valeur », rappelle Annick Vincenty, présidente d’Heineken France. Dans ce contexte, cette dernière a annoncé la signature d’un partenariat avec le parc naturel régional de Scarpe-Escaut, dans le département du Nord. Et ce, dans une volonté de préserver les tourbières.
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Par ailleurs, dans son plan d’investissement, Heineken France n’oublie pas la main d’œuvre avec un sujet lié à l’amélioration du quotidien des 350 salariés de la brasserie. Le groupe met ici en avant la chute de 50% des accidents entre 2025 et 2026. « Je considère que nous avons réalisé beaucoup d’investissement et que nous disposons d’un outil industriel particulièrement performant. L’objectif est de profiter pleinement de ce potentiel et d’accompagner la croissance du marché », explique Laurent Turpault.
Pour cause, depuis le début de l’année, les ventes progressent en volume de 7,3%, pour atteindre les 3,48 millions d’hectolitres. « L’investissement traduit notre confiance dans l’avenir du marché français, la volonté de s’y investir et de capitaliser sur l’empreinte industrielle en France », conclut Annick Vincenty, présidente d’Heineken France.