Le ministre du Travail confirme le maintien des financements de l’apprentissage
- Temps de lecture : 3 min
Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, confirme son intention de préserver les crédits dédiés à l’apprentissage, dans le budget 2027 soumis à de sévères coupes budgétaires.
Le ministre du Travail, Jean-Pierre Farandou, a confirmé le maintien des financements de l’apprentissage dans le budget 2027. Cette annonce, faite à l’occasion d’une interview publiée par Les Échos le 16 juillet, est de nature à rassurer le secteur CHR alors que de lourds arbitrages pèsent sur le budget du ministère pour 2027. « Nous allons conserver à leurs niveaux actuels les aides à l’embauche et l’enveloppe de financement des centres de formation d’apprentis (CFA), a énoncé le ministre. C’était un point essentiel pour moi, par les temps qui courent, c’est un choix fort ! » Il évoque également la possibilité « d’obtenir des crédits supplémentaires […] pour soutenir des CFA en difficulté qui le méritent par la qualité de leurs formations ».
Cette intervention vient confirmer les engagements pris quelques semaines plus tôt par Sabrina Roubache, ministre déléguée chargée de l’Apprentissage, au moment de l’arbitrage des niveaux de prises en charge des formations. Les professionnels de la restauration avaient pointé des coupes majeures et potentiellement dommageables pour le secteur.
Lutter contre la fraude à l’apprentissage pour économiser
Jean-Pierre Farandou précise par ailleurs que la lutte contre les fraudes à l’apprentissage va être renforcée. En effet, selon la Cour des comptes, celle-ci atteindrait 1,5 milliards d’euros par an. Le ministre vise ainsi « plusieurs centaines de millions d’économie ». Et ce alors que son ministère voit son enveloppe amputée de 1,9 milliards d’euros pour 2027. « Je me bats pour disposer de ressources humaines supplémentaires dans les services de contrôle déconcentrés », a-t-il également indiqué à nos confrères des Échos. Un nouveau référentiel de qualité pour les centres de formation financés sur fonds publics sera aussi révélé prochainement. Cette action permettra « d’éliminer ceux qui ne sont pas au niveau. Il est hors de question de gaspiller l’argent public ».
À lire aussi
Le GHR a réagit et estime que ces annonces « constituent un signal positif pour un secteur qui fait de l’apprentissage un levier majeur pour répondre à ses besoins de recrutement ». Le groupement entend néanmoins poursuivre les discussions avec les pouvoirs publics. Il espère obtenir une évolution des règles d’exonération applicables aux apprentis. Notamment « la suppression du seuil de 50 % du SMIC, qui pénalise aujourd’hui les employeurs comme les jeunes en formation ».