TPE : la facturation électronique perçue comme une source de complexité
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Le Syndicat des indépendants pointe la complexité de la réforme de la facturation électronique pour les TPE.
Le Syndicat des indépendants dresse un bilan assez sombre de la prise en main de la facturation électronique chez les dirigeants de TPE. À l’occasion de son Baromètre conjoncturel du 2e trimestre 2026, l’instance alerte sur la complexité amenée par la réforme de la facturation électronique.
43 % des dirigeants interrogés identifient cette réforme comme le premier facteur de complexité administrative. Le plaçant même devant le droit du travail (18 %), la fiscalité (17 %) et les cotisations sociales (16 %). Plus largement, 85 % des dirigeants jugent la charge administrative lourde. Et 83 % estiment qu’elle s’est encore alourdie ces dernières années.
Pour Marc Sanchez, secrétaire général du SDI, « le sujet n’est pas d’être pour ou contre la facturation électronique. Les dirigeants de TPE savent parfaitement que la transition numérique est inévitable. En revanche, ils ne comprennent pas pourquoi chaque réforme présentée comme une simplification se traduit, dans leur quotidien, par de nouvelles procédures, de nouveaux logiciels, de nouveaux interlocuteurs et de nouvelles obligations. » Le SDI considère que la réforme de la facturation électronique dépasse le seul cadre d’une réforme fiscale. « Une réforme n’est pas simple parce qu’elle est numérique, poursuit Marc Sanchez. Elle est simple lorsqu’elle permet à un entrepreneur de consacrer davantage de temps à son activité qu’à son administratif. Aujourd’hui, c’est précisément l’inverse que redoutent les chefs de petites entreprises. »