Jobotto, la robotique au service de la restauration
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Jobotto, entreprise de robotique, accompagne les professionnels de la restauration dans l’automatisation des tâches répétitives.
Pouvez-vous présenter Joboto ?
Nous sommes distributeurs de solutions robotiques en France. Notre métier consiste à intégrer des robots de service dans différents environnements professionnels, notamment dans la restauration et l’hôtellerie.
Nous proposons plusieurs types de solutions : des robots de service qui assistent les équipes en salle, des robots de débarrassage, des robots de nettoyage autonomes, mais aussi des robots industriels de type AMR — des robots mobiles capables de transporter des charges dans des environnements logistiques ou industriels.
Quels sont les principaux avantages d’un robot de service dans la restauration ?
Le robot de service a deux usages principaux. Le premier concerne le service en salle. Le robot peut être utilisé soit dans un service à table classique, soit dans un service assisté afin d’apporter un soutien aux serveurs. Le second usage concerne le débarrassage. Dans ce cas, le robot agit comme un outil de soutien pour les runners. On place le robot à des endroits stratégiques : les équipes viennent y déposer des assiettes ou des plateaux, puis le robot les transporte vers d’autres points d’intérêt.
Dans le cadre du service, il peut acheminer des plats. Pour le débarrassage, il transporte la vaisselle vers la plonge. Aujourd’hui, nous travaillons notamment avec des groupes comme Center Parcs ou Hyatt Hotels Corporation. Nous proposons également des robots de nettoyage entièrement autonomes capables d’assurer l’entretien des salles.
Quelles fonctionnalités sont aujourd’hui indispensables dans un robot moderne ?
Tout dépend du besoin du client, mais la fonctionnalité essentielle reste la capacité du robot à évoluer dans un environnement complexe.
L’enjeu majeur aujourd’hui, c’est l’adaptabilité. Structurellement, les robots se ressemblent beaucoup. La vraie différence se situe davantage dans le logiciel que dans la mécanique. La qualité de l’algorithme et du système de navigation est donc fondamentale.
Comment ces robots améliorent-ils la productivité des restaurateurs ?
Aujourd’hui, selon moi, ces robots deviennent presque indispensables. Le robot prend en charge toutes les tâches pénibles ou répétitives : les allers-retours, le transport des plats, le débarrassage… Tout ce qui n’a pas réellement de valeur ajoutée humaine.
L’idée n’est pas de remplacer les équipes, mais de redistribuer les tâches afin que le personnel puisse se concentrer sur la relation client et le service. Nous travaillons beaucoup avec des restaurateurs indépendants qui cherchent justement à soulager leurs équipes.
Quels sont aujourd’hui les freins ou limites de ces technologies ?
La principale difficulté reste l’utilisateur. Il faut convaincre les équipes de l’intérêt d’utiliser ce type de machine et les accompagner dans leur intégration au quotidien. C’est pourquoi la formation et l’accompagnement sont essentiels. Nous ne sommes pas simplement vendeurs de robots : nous proposons des solutions adaptées à chaque établissement.
Nous partons toujours d’une problématique concrète et nous construisons ensuite un cahier des charges spécifique. Chaque client est différent, donc chaque programmation est différente.
Chez Hyatt, par exemple, certains robots fonctionnent sur des circuits permanents et effectuent des allers-retours toute la journée. Chez Center Parcs, nous avons développé des usages plus interactifs avec des systèmes d’affichage et d’appel via écran. Dans les usages plus classiques, l’utilisateur lance simplement une mission en appuyant sur un bouton.
Quel est l’impact écologique de ces robots ?
Sur les robots de nettoyage, nous observons déjà des économies importantes d’eau et d’électricité.
Les nouvelles générations deviennent aussi de plus en plus intelligentes grâce à l’IA : elles analysent les surfaces, reconnaissent les sols — moquette, parquet, carrelage — et adaptent automatiquement la pression des brosses ou la quantité d’eau utilisée.
Les robots communiquent désormais entre eux et collectent des données sur les zones les plus fréquentées ou les plus sales afin d’optimiser les cycles de nettoyage.
Quel est le coût d’un robot de service ?
Selon les modèles, un robot en formule “full service” représente un coût compris entre 500 et 600 euros par mois.
Les robots sont garantis jusqu’à cinq ans. En cas de panne, nous remplaçons directement la machine afin que le client dispose toujours d’un outil opérationnel. Ce sont des machines extrêmement fiables et la majorité des problèmes peuvent être résolus à distance. Aujourd’hui, nous sommes davantage confrontés à des incidents humains qu’à des pannes techniques.
Comment voyez-vous l’évolution de la robotique dans les dix prochaines années ?
Je pense que les robots de service vont surtout gagner en capacité à améliorer l’expérience client. Le premier robot BellaBot était principalement conçu pour le transport et le service. Les nouvelles versions “Pro”, enrichies par l’intelligence artificielle, sont capables d’identifier ce qui se trouve sur leurs plateaux et d’interagir davantage avec leur environnement.
Par ailleurs, l’IA est clairement le grand sujet de la robotique aujourd’hui. Elle est désormais intégrée dans pratiquement tous les robots, notamment dans le nettoyage autonome, où les machines peuvent communiquer entre elles, analyser les données et adapter leurs comportements en temps réel.
Le robot de demain sera capable de comprendre les habitudes d’un lieu, d’anticiper les besoins et d’optimiser automatiquement ses déplacements et ses missions.