Elections municipales 2026 : le GHR édite son 1er livre blanc 

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Une chose est d’entamer un dialogue, une autre est de poser les bonnes questions. Pour la première fois, le GHR vient de publier un ouvrage intitulé : Le livre blanc du GHR avec comme sous titre, « Hôtels, cafés, restaurant : territoire vivants, attractifs et durables ». Entretien avec Franck Trouet, délégué général du syndicat.

Franck Trouet, délégué général du GHR : « Ce livre blanc, c’est à la fois du concret et du bon sens ! »

Pourquoi éditer un livre blanc à l’occasion des municipales ? 

Les établissements du CHR ont un rôle très actif dans la vie économique. Qu’elle soit nationale ou locale. Les décisions prises par les maires et les présidents des intercommunalités ont des impacts positifs ou négatifs sur les restaurants, les hôtels et les cafés. Avant les élections, il est donc primordial de connaître les intentions des candidats.

C’est la première fois que vous publiez un tel guide. Pour quelle raison ? 

Effectivement, c’est une première. Jusqu’à maintenant, on s’intéressait aux élections législatives et aux présidentielles. Ce livret va nous permettre de développer notre présence auprès des communes rurales, des villes moyennes où nous ne sommes pas suffisamment actifs.… Je tiens également à préciser qu’à travers cette démarche, le GHR n’est pas dans la revendication mais dans la concertation. Du concret et du bon sens !

Quelle place accorder aux débits de boissons dans la vie de la commune ?

Avez-vous des exemples des sujets que vous abordez dans ce livret ?

Je pense, notamment, au décret interdisant de fumer en terrasse quand celle-ci est située dans un rayon de 10 mètres d’un établissement sensible, comme une école. Or, le maire a la capacité d’augmenter le diamètre de ce rayon. Une fois élu, que fera le nouvel édile ? Environ, un tiers des Français fume. Peut-être serait-il préférable de laisser au chef d’établissement de décider… Un autre sujet, qui est le nerf de la guerre : je parle de la fiscalité. Tant au niveau national que local. De la Cotisation sur la valeur ajoutée des entreprises (CVAE) à l’impôt local, la Cotisation foncière des entreprises (CFE). Sans oublier les taxes de séjour, les terrasses, les ordures ménagères, sur l’eau… Oui ou non, les restaurateurs et les hôteliers doivent-ils craindre des augmentations ?

Autre sujet et son lot d’interrogations. Quelle place accorder aux débits de boissons dans la vie de la commune ? Et éviter ainsi, entre autres, une quelconque nuisance quant aux horaires d’ouverture. Le nouvel élu serait-il prêt à organiser des réunions avec la préfecture, la police et les riverains ?

La loi Le Meur entre aussi dans le champ de votre livret… 

Naturellement. Le maire peut réguler et faire appliquer des mesures propres à sa commune quant à la location de meublés pour les touristes. Je rappelle que suite à cette loi, tous les meublés doivent être enregistrés auprès de la mairie. L’édile a la possibilité de fixer le taux de meublés dans tel ou tel quartier, voire de les interdire dans les centre-ville. Par ailleurs, pour relancer le tourisme, le maire peut mettre en place une semaine du goût avec les producteurs locaux. Voire de faire venir des food-trucks le jour du marché afin d’attirer plus de monde… Avec ce livret, notre volonté est de maintenir et de renforcer la présence des restaurateurs et des cafés dans la vie de nos communes. De trouver des solutions en échangeant avec tous les acteurs.

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