Le GHR Paris Île-de-France rejoint l’Umih

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Le GHR Paris-Ile-de-France se désolidarise du GHR. L’organisation a annoncé son rapprochement avec l’Umih et son changement d’étiquette sous le nom d’Union du CHR Paris Ile-de-France.

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La rupture est consommée entre Pascal Mousset (2e à d.) et la direction nationale du GHR, ici avec Catherine Quérard. Crédit : GHR

Coup de tonnerre au sein du GHR. La délégation régionale Paris-Île-de-France annonce sa scission avec le Groupement des hôtelleries et restaurations de France pour se rapprocher de l’Union des métiers est des industries hôtelières (Umih).

À compter du 1er janvier 2027, le syndicat régional deviendra l’Union CHR Paris-Île-de-France. Il rejoindra l’Umih en qualité de syndicat associé. Si le conseil d’administration a d’ores-et-déjà validé ce principe, les adhérents franciliens seront appelés à se prononcer le 23 octobre à l’occasion d’une assemblée générale extraordinaire.

« Je pense que le sens de l’histoire c’est d’avoir un seul syndicat pour représenter la profession, explique Pascal Mousset, président du GHR Paris-Île-de-France dissident. A l’horizon de l’élection présidentielle 2027, l’économie va être au centre des préoccupations. Il nous semble important de mettre en avant le rôle structurant de nos métiers dans la cohésion sociale. Et cette parole doit être portée d’une seule voix pour être audible au milieu de tous les autres secteurs qui ont eux aussi des revendications. Cette décision n’a pas été facile à prendre pour les administrateurs, mais il y a une urgence d’efficacité et d’unité. »

Surprise totale

À la direction du GHR, la surprise est totale. « C’est un coup de tonnerre, en effet. Tout ceci s’est fait dans la plus grande discrétion, réagit Franck Trouet, délégué général du GHR. Mais c’est une décision du conseil d’administration du GHR Paris-Île-de-France. Une assemblée générale extraordinaire sera convoquée, le choix appartient aux adhérents. Ils décideront soit de rester au GHR, soit d’aller à l’Umih. C’est comme dans un parti politique. Ce n’est pas parce que le leader appelle à voter d’une certaine manière que les électeurs vont le faire. J’ai confiance dans les professionnels qui ont fait le choix, parfois depuis longtemps, de la deuxième organisation professionnelle du secteur. Quand on fait ce choix, dans un secteur où seule la moitié des professionnels adhèrent à une organisation, c’est un choix réfléchi. Pascal Mousset devra donc convaincre les membres. Rien n’est tranché. Je suis assez serein. »

Si le changement est acté par les adhérents, le syndicat conservera sa gouvernance actuelle, tout en se rattachant aux propositions de l’Umih. « On tend les bras à tous les syndicats qui défendent nos métiers en Île-de-France. Ils auront une place dans notre gouvernance s’ils souhaitent nous rejoindre », conclut Pascal Mousset.

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