Master Poulet : les Français soutiennent le maire de Saint-Ouen

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Selon une étude Ifop commandée par Darwin Nutrition, 55% des Français soutiennent le combat de Karim Bouamrane, maire de Saint-Ouen, contre l’enseigne de restauration rapide Master Poulet.

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Selon l'Ifop, les Français soutiennent majoritairement le maire de Saint-Ouen contre Master Poulet. Crédit : Master Poulet.

Une affaire qui fait du bruit. D’après une étude de l’Ifop pour le média Darwin Nutrition, 52% des Français ont entendu parler du bras de fer entre l’enseigne de restauration rapide Master Poulet et le maire de Saint-Ouen Karim Bouamrane.

Parmi eux, 22% qui « voient précisément de quoi il s’agit », comme le rapporte l’Ifop dans le cadre de son étude réalisée par questionnaire auto-administré en ligne du 6 au 7 mai 2026 auprès d’un échantillon de 1.000 personnes, représentatif de la population française âgée de 18 ans et plus. Une affaire qui parle logiquement pour de nombreux habitants d’Île-de-France : 68% des Franciliens connaissent le sujet, contre 49% des Français hors région parisienne.

Le Master Poulet de Saint-Ouen, symbole de la réticence des Français au fast-food près de chez eux

De plus, l’étude de l’Ifop vient confirmer le soutien de la population auprès de l’élu socialiste. En effet, 55% des répondants approuvent la lutte du maire, parmi lesquels 23% déclarent « totalement » l’approuver. Et ce, malgré la décision du tribunal administratif de Montreuil d’ordonner le retrait des obstacles posés par la mairie devant le restaurant. Dans le détail, les Français des banlieues populaires approuvent l’action du maire de Saint-Ouen contre Master Poulet à 61%, contre 29% pour les banlieues aisées. Aussi, 75% des ouvriers soutiennent Karim Bouamrane, contre 48% des cadres.

L’autre enseignement porte sur la réticence des Français à disposer d’une enseigne de restauration rapide à proximité de chez eux. Ainsi, 67% d’entre eux s’opposent à l’installation d’un tel établissement dans leur rue à moins de 100 mètres, tandis qu’ils sont 56% dans le cadre d’une arrivée dans leur quartier et 47% dans l’hypothèse d’une installation dans un autre quartier de leur commune. En cause, les nuisances inhérentes à ce genre de restaurants, telles que les livraisons nocturnes.

S’agissant enfin de la limitation du développement des enseignes de restauration rapide à bas prix par les pouvoirs publics, 50% des répondants penchent pour une régulation, tandis que 18% prônent la défense de la liberté d’installation.

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