Titres-restaurant : le GHR demande une loi d’ici fin 2026
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Le GHR demande une loi sur les titres-restaurant avant fin 2026 et conditionne toute prolongation du « tout alimentaire » à un double plafond.
Le GHR alerte sur le recul des dépenses en titres-restaurant dans la restauration depuis l’entrée en vigueur du « tout alimentaire ». Selon les données de la Commission Nationale des Titres-Restaurant, la part de la restauration est passée de 46,5% au quatrième trimestre 2022 à 34,3% au premier trimestre 2026, soit une baisse de 12,2 points. Dans le même temps, la grande et moyenne distribution est passée de 22,4% à 32,8%.
Sur un marché annuel de plus de 10 milliards d’euros, cette évolution représente en effet 1,22 milliard d’euros de dépenses perdues chaque année par la restauration. Par ailleurs, cela se monte à 1,04 milliard d’euros supplémentaires captés par la grande distribution, indique l’organisation professionnelle. Le GHR relie ce basculement à l’élargissement de l’usage des titres-restaurant à l’ensemble des produits alimentaires.
Pression pour une loi avant décembre
L’organisation demande au Gouvernement de faire adopter avant la fin de l’année une réforme des titres-restaurant. Elle vise la dématérialisation complète et la suppression des remises, rabais et ristournes accordés par les émetteurs aux employeurs. Ces dispositions figurent dans la proposition de loi déposée par Christophe Naegelen en juin dernier.
Le GHR rappelle que la dérogation « tout alimentaire » prendra fin automatiquement le 31 décembre 2026 si aucune nouvelle loi n’est adoptée. À partir du 1er janvier 2027, le titre-restaurant retrouverait alors son périmètre de droit commun.
Si le législateur prolonge ou pérennise le « tout alimentaire », le GHR demande un double plafond d’utilisation. Le groupement souhaite le fixer à 25€ par jour dans les restaurants et commerces alimentaires de proximité, et à 10€ dans les grandes et moyennes surfaces. « Le titre-restaurant a été créé pour financer le repas du salarié. Il doit continuer à soutenir ceux qui préparent et servent ces repas », déclare Catherine Quérard, présidente du GHR.