En cette année 2025, la brasserie alsacienne Meteor célèbre le centenaire de son changement de nom, de Metzger-Haag à Meteor.
L’alsacien Meteor fête discrètement ses 100 ans en cette année 2025. Et pour cause, son histoire est jalonnée de différentes années marquantes. Tout d’abord, le premier brassage par Jean Klein en 1640, à proximité d’Hochfelden, commune du Bas-Rhin sur laquelle se situe celle qui se présente comme la doyenne des brasseries françaises encore en activité. Ensuite, 1844, année durant laquelle Martin Metzger acquiert la brasserie. Plus tard, en 1898, sa fille Louise Metzger épouse Louis Haag, lui-même brasseur à Ingwiller (Bas-Rhin). Ce qui conduit à la création de la brasserie Metzger-Haag.
Il faut attendre 1925 pour que la brasserie adopte le nom Meteor, qui provient de la contraction entre Metzger, du nom de la famille de brasseurs, et or, de la couleur de la bière. Meteor brasse en outre sa Meteor Pils à partir de 1927. Ainsi, face au poids de ces différentes dates, le centenaire du nom Meteor est quelque peu relégué au second plan. « La brasserie existe depuis quatre siècles. Nous ne proposons pas d’édition limitée parce que nous ne voulons pas entraîner une confusion dans les dates ou que les consommateurs pensent que nous n’avons que 100 ans d’existence », explique ainsi Édith Staut, cheffe de projet communication digitale et événementielle.
Une production de 500.000 hectolitres
De plus, si les temps changent, la famille Haag demeure à la tête de la brasserie qui se révèle plus que jamais indépendante. Édouard Haag représente en effet la huitième génération. Il dirige une équipe de 300 personnes, parmi lesquelles 100 travaillent dans la filiale de distribution CHR, MD Boissons à Bernolsheim (Bas-Rhin), et 200 dans la brasserie. La production s’élève à 500.000 hectolitres, ce qui fait dire à Sébastien Duban, ambassadeur Meteor en charge de l’événementiel, que la marque représente « le meilleur des deux mondes », se plaçant entre les géants brassicoles et les brasseries artisanales. Et de poursuivre : « Quand une petite brasserie craft brasse environ 5.000 hectolitres, les géants Carlsberg et Kronenbourg atteignent les six millions. Nous nous situons entre les deux. En réalité, il n’existe pas d’équivalent à Meteor sur ce niveau. »
À lire aussi
Par ailleurs, Sébastien Duban met en avant cette réunion des deux mondes. « Meteor marche sur deux jambes. Nous sommes installés dans le paysage brassicole à travers la pils et l’IPA, cette dernière étant la troisième IPA la plus vendue en grande distribution [en réalité, la référence IPA est la quatrième IPA la plus vendue mais Meteor constitue le troisième brasseur d’IPA avec son IPA et sa White IPA, NDLR]. Mais nous faisons également preuve d’agilité et de créativité à travers environ deux brassins éphémères par an. »
Un partenaire historique des CHR
Au total, Meteor dénombre plus d’une quinzaine de bières différentes, aussi bien de fermentation basse que de fermentation haute. « Depuis 10 ans, nous insufflons une nouvelle dynamique, avec un changement de logo et de nouvelles bières », souligne Édith Staut. L’IPA en est un parfait exemple, ayant seulement six ans d’existence. D’abord lancée en 2019 à travers une création éphémère, elle a ensuite intégré la gamme permanente à destination des CHR en 2020, pour enfin être disponible pour le plus grand nombre à partir de 2021 en grande distribution, avec à la clé le succès de ventes rappelé plus tôt par Sébastien Duban. Un processus qui illustre l’évolution de la brasserie alsacienne en termes de distribution.
À lire aussi
« En CHR, nous sommes présents partout en France alors que jusqu’à il y a cinq ans, en grande distribution, nous étions surtout présents dans le Grand Est. Nous sommes aujourd’hui présents dans la France entière et nous devenons une marque nationale », précise Édith Staut. Et Sébastien Duban de confirmer : « Historiquement, nous travaillons beaucoup avec les CHR, qui représentent 60% des ventes, contre 25 à 30% pour la grande distribution, et le reste dans des marchés spéciaux tels que les cavistes. » Une tradition que Meteor n’est pas prêt de lâcher. « Nous sommes un brasseur de convivialité, nous répondons à cette culture française qui s’est installée autour des cafés et brasseries », conclut l’ambassadeur Meteor.