Dégradations : « L’Umih ne laissera aucun professionnel seul face aux difficultés »

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Face aux dégradations qui ont touché près de 3.000 commerces selon un premier bilan provisoire, l’Umih appelle à renforcer la sécurité des établissements, à accélérer les mesures d’accompagnement et à soutenir la reprise d’activité.

Manifestations
L'Umih fixe trois priorités pour les professionnels de la restauration et de l’hôtellerie : protéger, réparer et préparer l’avenir. Crédit : DR.

« Nos restaurants ne sont pas des défouloirs », a lancé Franck Chaumès, nouvellement élu à la tête de l’Umih lors de la première conférence de presse de sa mandature. À la suite des dégradations en marge des manifestations du 17 octobre, il appelle les pouvoirs publics à garantir la sécurité des professionnels et des établissements. Selon un premier bilan provisoire, près de 3.000 commerces auraient été touchés, dont environ 200 CHR. « Jusque là, nous avons toujours été épargné, précise-t-il. Il y a eu les gilets jaunes en 2018 et 2019, mais aucun établissement de notre secteur d’activité n’avait été touché. » Face à la colère et au sentiment d’abandon exprimés par certains chefs d’entreprise, qui envisagent parfois de se défendre eux-mêmes, le président de l’organisation patronale rappelle : « Nos chefs d’entreprise doivent se protéger, mais pas faire justice. » L’Umih réclame ainsi un renforcement de la présence des forces de l’ordre et insiste sur la solidarité entre tous les commerces des centres-villes.

Faire face aux dégradations et relancer l’activité

Permettre aux établissements de rouvrir constitue la deuxième priorité. « Nous allons proposer une boîte à outils pour accompagner nos adhérents dans leurs démarches d’assurance et de chômage partiel », annonce Franck Chaumès. L’organisation alerte également sur les limites des garanties souscrites, puisque certains établissements ne sont pas couverts contre les émeutes ou les pertes d’exploitation. Elle demande ainsi la création d’un fonds de soutien exceptionnel pour les professionnels exclus des indemnisations. « L’Umih ne laissera aucun professionnel seul face à ces difficultés », assure Franck Chaumès, qui entend également poursuivre les discussions avec les assureurs pour mieux protéger les entreprises.

« Le troisième enjeu est de relancer l’activité et restaurer l’attractivité des centres-villes », annonce le nouveau président. Les conséquences économiques dépassent les dégâts matériels. Dans l’hôtellerie, certains professionnels signalent dores et déjà entre 30 et 40 % d’annulations, y compris pour les fêtes de fin d’année. L’Umih plaide pour une mobilisation de l’État et des collectivités afin de rassurer la clientèle et de faire revenir les visiteurs. « Le droit de manifester est fondamental », rappelle Franck Chaumès, tout en soulignant la nécessité de préserver les commerces et les emplois. Pour l’organisation, l’urgence est désormais de réparer, protéger et donner aux professionnels les moyens de poursuivre leur activité.

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