Mobilisation du 17 octobre : victimes des dégâts, les CHR en colère demandent protection et indemnisation
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Les organisations représentatives des CHR demandent des engagements de la part de l’État pour indemniser les commerces victimes des débordements en marge de la mobilisation du 17 octobre, mais aussi de garantir la sécurisation des commerces en marges des mouvements sociaux.
Les établissements CHR ont été particulièrement touchés par les dégradations survenues en marge de la mobilisation citoyenne du 17 octobre. Dans plusieurs villes, les fédérations recensent des dégâts importants. Un nouveau coup dur pour la profession qui suscite la colère. Les professionnels exigent de l’État qu’il garantisse la sécurité des commerces lors de tels événements. Ils demandent des aides et indemnisations pour les établissements victimes.
La sécurisation en question
Le SDI dénonce l’insuffisance manifeste de la sécurisation des commerces exposés aux débordements. « Les professionnels ne peuvent être condamnés à choisir entre fermer préventivement leur établissement ou risquer de le voir saccagé », a réagit le Syndicat des indépendants et des TPE, dans un communiqué.
De son côté, Franck Chaumès, président confédéral de l’Umih, dénonce le fait que les CHR deviennent, « à chaque épisode de tensions, les victimes collatérales de débordements violents. Nous demandons que leur sécurité soit garantie et que chaque préjudice puisse être reconnu et réparé. L’Umih sera aux côtés de tous les professionnels touchés, sans exception. »
« Rien ne justifie que des commerces, des cafés et des restaurants soient ainsi dévastés, s’est exprimée pour sa part la présidente du GHR, Catherine Quérard. Au nom du GHR, j’exprime toute ma solidarité aux professionnels victimes et à leurs équipes. J’appelle au retour immédiat au calme et à la protection des personnes et des établissements. Je demande au Gouvernement de dire sans attendre comment il compte aider les victimes. Quelles aides d’urgence pour les trésoreries ? Quelle mobilisation des assureurs pour accélérer les indemnisations ? Quel accompagnement pour préserver les emplois ? Quel chômage partiel exceptionnel ? Pour un établissement fermé, les recettes disparaissent, mais les charges continuent de courir. »
Le GHR et l’Umih incitent les professionnels victimes des dégradations, des fermetures contraintes ou des pertes d’exploitation, à prendre contact avec leurs services pour être accompagnés. L’Umih entend, pour sa part, recenser de la manière la plus exhaustive l’ampleur des préjudices. Cela lui permettra de « faire remonter les situations les plus urgentes et d’engager les démarches nécessaires auprès des pouvoirs publics ».
La tension de trop sur des trésoreries exsangues ?
Le SDI déplore aussi, au-delà des dégâts matériels, « des journées de chiffre d’affaires perdues, des fermetures prolongées et des charges qui continuent de courir. Or, les assurances ne couvrent pas systématiquement les pertes d’exploitation. »
Son président, Marc Sanchez, a ainsi appelé le président Emmanuel Macron à prendre des engagements pour « sécuriser réellement les commerces lors des manifestations à risques. Mais aussi à garantir une indemnisation rapide et effective, incluant les pertes d’exploitation non couvertes par les assurances et le report d’échéances sociales et fiscales. » Il plaide également pour le versement d’avances sur indemnisation et d’aides de trésorerie pour les TPE dont l’activité est menacée. « Le gouvernement doit annoncer sans délai les montants, les conditions d’accès et les dates de versement. »
L’image française écornée
De son côté, le président du GHR Paris-Ile-de-France, Pascal Mousset, s’est ému sur LinkedIn de l’image catastrophique de ces débordements pour la capitale française. Dans un communiqué, le groupement francilien rejoint en effet les arguments des autres formations. Les professionnels concernés peuvent prendre contact avec ses services pour signaler les dégâts, les fermetures imposées et les pertes subies.