Olivia Grégoire, difficultés de recrutement dans les CHR et réforme du chômage : dérapage non-maîtrisé

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La ministre déléguée au Tourisme et aux TPE-PME a mis en avant la réforme de l’assurance chômage comme moyen de lutter contre le manque de salariés dans le secteur CHR.

Capture d'écran LCI.

La ministre déléguée aux TPE-PME et au tourisme s’est fendu sur le réseau social Twitter d’un raccourci macro-économique qui devrait faire plaisir à certains restaurateurs, peut être moins à certains salariés ou ex-salariés de la branche.

Cette déclaration ne doit cependant pas faire oublier le travail entrepris par les partenaires sociaux depuis un an maintenant pour redorer – parfois dans la douleur – le blason de la profession. Les minimas ont été augmentés. Certaines questions, comme la coupure ou les congés consécutifs, ont été mises sur la table alors que cela semblait inenvisageable il y a encore quelques années. Mais le récent dossier des mutuelles rappelle que le dialogue reste complexe, et que l’évolution du secteur vers un modèle plus vertueux reste fragile.

Dans ce contexte, de telles paroles de la part d’une ministre en poste interrogent. D’autant plus qu’Olivia Grégoire ne s’arrête pas là, et promeut dans une interview à la chaîne LCI la régularisation de travailleurs étrangers comme un autre moyen de combler les trous dans le secteur. Une intention louable, surtout pour les salariés concernés. Mais elle ne doit pas faire oublier les raisons de la fuite massive qu’a connu l’hôtellerie-restauration. D’aucun penserait que la période Covid a changé les mentalités des travailleurs français, les incitant à « prendre plus de temps pour eux ». Mais la pandémie n’était peut-être qu’un déclencheur, suite à des années de manque de remise en question.

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