Restauration : vers une modernisation du Fait maison
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De nouvelles avancées pour le Fait maison ? Jeudi dernier se tenaient les Assises de la restauration et des métiers de bouche. A cette occasion, le ministre Serge Papin a déclaré qu’il tenait à moderniser la mention « Fait maison ».
Les Assises de la restauration et des métiers de bouche ont eu lieu le jeudi 11 décembre. A cette occasion, le ministre Serge Papin a déclaré qu’il tenait à moderniser la mention « Fait maison ». Mais également le titre de Maître restaurateur. Rappelons que Serge Papin est à la fois chargé des PME, du commerce, de l’artisanat, du tourisme et du pouvoir d’achat.
Le projet de réforme engagé par le ministre doit répondre à ce besoin de transparence des clients et de sécurité des professionnels pour permettre au plus grand nombre d’afficher leur fait maison
De quoi s’agit-il ?
Le projet de décret souhaite apporter des réponses concrètes. A savoir yttrois points précis :
1- Clarifier les produits et plus précisément ceux dérogatoires pouvant entrer dans la composition d’un plat « Fait maison ».
2- Adaptation de la mention du « Fait Maison » aux exigences d’hygiène et de sécurité alimentaire.
3- Valoriser la véritable valeur ajoutée du cuisinier. Et encourager l’usage de production agricole locale.
« Dans un contexte de pénurie de collaborateurs qualifiés et d’exigence accrue des clients pour des plats faits maison réalisés à partir de produits bruts issus de cultures locales, le moment est venu de rendre simple, lisible et sécurisé la mention fait maison en autorisant par exemple le recours aux ovoproduits ou aux haricots verts blanchis », explique Catherine Quérard.
Pour les Maîtres restaurateurs
Souvenez-vous… Le Président de la République avait annoncé, rappelle le GHR, d’atteindre les 10.000 Maîtres Restaurateurs d’ici à 2027. La réforme à venir portera notamment sur la révision du cahier des charges.
Objectif : mieux coller à la réalité des restaurants indépendants. Mais aussi simplifier la procédure d’admission, afin d’encourager davantage de professionnels à s’engager. Sans oublier un allongement de la durée du titre, portée de 4 à 5 ans.