Travail le 1er mai : la proposition de loi non examinée à l’Assemblée nationale
- Temps de lecture : 2 min
Faute de débat en séance, la proposition de loi sur le travail le 1er mai n’a pas été examinée à l’Assemblée nationale.
Inscrite à l’ordre du jour de l’Assemblée nationale le jeudi 22 janvier, la proposition de loi visant à permettre à certains salariés de travailler le 1er mai n’a finalement pas pu être examinée en séance publique avant minuit. Le texte, adopté sans modification par la commission des affaires sociales le 13 janvier 2026, n’a donc pas fait l’objet de débats dans l’hémicycle.
À ce stade, aucun nouveau calendrier d’examen n’est connu. En conséquence, le cadre juridique applicable au 1er mai 2026 demeure inchangé. Pour rappel, la proposition vise à préciser le champ de la dérogation à l’interdiction de travailler le 1er mai. Elle modifie l’article L.3133-6 du code du travail afin d’y inclure explicitement, sur la base du volontariat, certains commerces.
Les syndicats vent debout
En l’absence d’examen parlementaire, les positions des parties prenantes restent inchangées. Les organisations syndicales patronales, Umih et GHR, ont affirmé leur opposition au texte. Le report de la discussion laisse ainsi en suspens l’évolution du cadre légal applicable au travail le 1er mai.
Franck Trouet, directeur général du GHR, commente. « Nous sommes soulagés, car nous craignions l’adoption de ce texte en urgence pour le 1er mai prochain, sans avoir la possibilité de l’amender. Ainsi, nous évitons le vote conforme, mais devons tirer les conséquences de ce non-examen, car la proposition de loi va être repositionnée dans l’agenda parlementaire. Nous devons profiter de ce délai pour continuer à expliquer le bien-fondé de notre amendement afin de sécuriser le travail dans la restauration le 1er mai. Il y avait un signe avant-coureur, car nous avons obtenu que l’examen de ce texte soit décalé dans l’ordre du jour de la séance, ce qui a permis qu’il ne soit pas débattu. Certains y voient la conséquence de notre mobilisation, et nous nous félicitons d’avoir gagné ce temps supplémentaire afin de ne pas travailler dans la précipitation. »