Le SDI appelle à ne pas alourdir la fiscalité des TPE
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Le SDI appelle le gouvernement à ne pas alourdir la fiscalité des très petites entreprises dans le prochain projet de loi de finances.
Le Syndicat des Indépendants et des TPE (SDI) appelle le gouvernement à ne pas alourdir la fiscalité des très petites entreprises dans le prochain projet de loi de finances, sur fond de hausse des défaillances d’entreprises. Dans un communiqué diffusé le 16 juillet 2026, l’organisation met en avant les chiffres d’Altares, qui recensent 37.700 défaillances d’entreprises au premier semestre 2026, soit 1.500 de plus qu’au premier semestre 2025.
De plus, l’étude Altares citée par le SDI enregistre 17.486 défaillances lors du deuxième trimestre 2026, en hausse de 5,4% sur un an. Des chiffres qui sont quasiment 40% supérieurs à ceux de l’avant-crise sanitaire. Les entreprises de moins de trois salariés affichent une progression de 8,3% des défauts, et celles de moins de trois ans de 12,7%. Par ailleurs, 93% de ces jeunes entreprises connaissent une liquidation directe, tandis que les liquidations judiciaires directes représentent 66,3% de l’ensemble des procédures du trimestre.
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Le syndicat estime que le contexte reste particulièrement tendu pour la trésorerie des plus petites structures, alors que les remboursements des prêts garantis par l’État (PGE) se concentrent entre juin et septembre 2026. Dans ce cadre, toute hausse de fiscalité ou de charges sociales aurait, selon lui, un effet immédiat sur l’investissement, l’emploi et le nombre de défaillances.
Le SDI pour l’activité et contre la hausse d’impôt
Le SDI dit ne pas contester la nécessité de redresser les comptes publics, mais rejette l’idée d’un effort budgétaire reposant à nouveau sur les entreprises. « Le vrai plan de redressement des finances publiques, ce n’est pas un tableur Excel dans un bureau de Bercy, c’est une entreprise qui embauche et un client qui consomme », déclare ainsi Marc Sanchez, secrétaire général du SDI. « Continuer d’étrangler les entreprises pour boucler un budget, c’est scier la branche sur laquelle on est assis », ajoute-t-il.
En outre, le SDI soutient une logique de relance de l’activité plutôt qu’une hausse de la fiscalité. Il cite notamment le vote par le Sénat, dans le cadre du budget de la Sécurité sociale, d’un allongement de quinze minutes par semaine de la durée légale du travail, soit environ douze heures supplémentaires par an. Selon le SDI, cette orientation permettrait d’accroître les recettes publiques sans impôt supplémentaire.
Enfin, le syndicat indique qu’il sera attentif au contenu du futur budget et qu’il s’opposera à toute mesure augmentant la pression fiscale, sociale ou administrative sur les TPE.