Metro France et ses partenaires défendent l’Origine France

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Le plus important fournisseur de la restauration a réuni divers représentants des filières agricoles pour célébrer les quatre ans de sa charte Origine France.

Metro France Origine France
Plusieurs partenaires de Metro France étaient réunis à la Halle de Bercy (Paris 12e), lundi 17 juin, pour défendre la charte Origine France. Crédit Jérémy Denoyer.

En s’associant avec 12 fédérations majeures de la filière agricole, Metro France a créé en 2020 la charte Origine France. Cette démarche permet d’agir « en faveur de la souveraineté alimentaire ». De plus, elle vise à renforcer le lien entre « les producteurs, les restaurateurs et les PME qui transforment les produits ». Dans ce sillage, le distributeur a constitué en avril dernier une communauté de restaurateurs baptisée J’aime cuisiner Français. « Chaque mois, il va y avoir des évènements pour présenter des produits », précise Patrick Eychenié, secrétaire général de Metro France, au sein de la Halle Metro Bercy (Paris 12e).

Ce lundi 17 juin, les partenaires du grossiste étaient regroupés dans cette halle pour défendre l’Origine France. Cette charte fête les quatre ans de son lancement cette semaine. Alors que 60 % des produits Metro France étaient originaires de l’Hexagone en 2018, cette part s’élève désormais à 63 %. Le distributeur travaille avec 4 000 fournisseurs, « dont un quart de petits producteurs », ajoute Patrick Eychenié.

La charte Origine France, célébrée dans les 99 halles Metro, répond à « un triple défi », selon Pascal Peltier, directeur général de Metro France. Consommer des produits tricolores est «une attente des Français ». Elle s’inscrit dans «une prise de conscience collective » et permet de dessiner « l’assiette de demain ». Alors que les produits Origine France ont progressé de 1,24 point cette année, Pascal Peltier soutient que Metro sera «toujours aux côtés des acteurs, de l’amont comme de l’aval », de la production française.

Soutenir les filières agricoles

« La souveraineté alimentaire est l’affaire de tous sur le territoire », a soutenu un représentant du syndicat Jeunes Agriculteurs. « On se doit de mettre en avant la viande française dans la restauration, a ajouté Cédric Mandin, secrétaire général de la Fédération nationale bovine. Il est anormal qu’on soit majoritairement sur de la viande étrangère à l’heure actuelle. »

Un constat partagé également par Nathalie Feugeas, directrice de la Confédération Française de l’Aviculture : « Dans nos filières, on est particulièrement pénalisé par les produits d’importation. Un poulet sur deux est d’origine étrangère… cette Origine France est extrêmement importante. » Par ailleurs, « nous avons l’agriculture la plus durable du monde », a affirmé Jean-Paul Torris, premier vice-président de l’Association des Industries Alimentaires (ANIA). « Il faut manger français parce que c’est meilleur, mais il faut rester compétitif », a noté l’acteur associatif.

« Vous êtes le premier fournisseur de la restauration, a rappelé en conclusion Guillaume Gomez, représentant personnel du président de la République pour la gastronomie et l’alimentation. Il y a un travail au quotidien qui est fait. C’est l’ADN de Metro de mettre en avant la production française. »

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