Ville étape ou camp de base pour rayonner dans le Lot, Cahors souhaite jouer sur ses atouts – le patrimoine – et ceux de sa région – le tourisme vert – pour attirer davantage de clientèle et surtout la diversifier. Elle compte également sur ses produits locaux, ses vins mais surtout sur sa gastronomie, dont l’offre dynamique se révèle multiple. Une variété permise par le statut de préfecture qui permet à ses commerçants de fonctionner à l’année avec les locaux.
C’est une ville emblématique du Sud-Ouest, dont le nom reste associé à l’architecture médiévale. « Nous disposons d’un tourisme lié au patrimoine, à l’histoire », lance d’emblée Clémence Payrot, directrice de l’Office de Tourisme Cahors – Vallée du Lot. Et de citer notamment la cathédrale Saint-Étienne de Cahors et le pont Valentré. Un patrimoine architectural qui constitue plus largement l’un des points forts du département du Lot, à l’image des communes de Saint-Cirq-Lapopie, Figeac et Rocamadour. Tout comme les activités de plein air et nautiques, ainsi que le tourisme vert. Et pour cause, la ville qui a pour décor une presqu’île formée par un méandre du Lot se situe sur le célèbre chemin de Saint-Jacques-de-Compostelle. « Cahors constitue une étape importante puisqu’il s’agit de la seule grande ville entre le Puy-en-Velay et l’Espagne », explique Clémence Payrot. De même, elle accueille des adeptes du cyclotourisme qui parcourent la véloroute qui suit la vallée du Lot. La ville profite ainsi pleinement des atouts du département. Elle tient lieu de camp de base pour les vacanciers qui rayonnent ensuite à la journée dans tout le territoire. Mais, Cahors représente également une ville étape, notamment pour ceux qui partent du nord de la France vers le sud-ouest ou l’Espagne. « C’est un avantage parce que cela génère des nuitées et fait connaître la ville à des gens qui, peutêtre, ont choisi un point au hasard sur la carte et découvrent toute une destination touristique. Ils s’arrêtent une ou deux nuits. Il y a cet enjeu d’allonger la durée de séjour », développe-t-elle. Si à Cahors, le nombre de nuitées correspond à un peu moins de deux, la vallée du Lot au global atteint presque les six nuitées. Par ailleurs, le flux touristique se révèle essentiellement tricolore, avec 70 % de Français – principalement des régions Occitanie, Île-de-France et Nouvelle-Aquitaine – et 30 % d’étrangers (de Belgique, des Pays Bas et du Royaume-Uni en premier lieu avec de plus en plus d’Espagnols). Un flux qui se décompose principalement en deux clientèles : celle du troisième âge au printemps et à l’automne, puis celle familiale en juillet et août ainsi que durant les vacances scolaires. Cependant, de par son statut de ville administrative, Cahors vit à l’année. Ce qui permet à la ville de 20 000 habitants de bénéficier d’une vaste offre de restauration avec une centaine d’établissements (restauration traditionnelle, rapide et snacking). Une offre qui a « su se renouveler, avec une cuisine moderne et locale », se félicite Clémence Payrot, complétée par Quentin Pivaudran, président de l’Umih du Lot : « Il y a un renouveau depuis trois à quatre ans avec des jeunes âgés entre 25 et 35 ans qui ouvrent ou reprennent des lieux. »
Une dynamique soutenue par la clientèle locale qui permet aux établissements de ne pas sombrer, en particulier durant cet été 2026. « Le début de saison a été très compliqué et le mois de juillet est catastrophique », déplore Clémence Payrot, tandis que Quentin Pivaudran constate qu’il n’y a « presque pas de Français cette année ». Et de poursuivre en estimant « entre -5 % et -40 % la baisse d’activité selon les restaurants ». En cause, la hausse des prix du carburant qui limite les déplacements et les multiples épisodes caniculaires.