Édito hôtellerie : la frénésie, c’est fini

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Retrouvez l’édito de l’Auvergnat de Paris du jeudi 13 juin 2024 sur la flambée des prix de l’hôtellerie pour les JO 2024 par Jérémy Denoyer.

Jeremy Denoyer
Jeremy Denoyer. Crédit DR.

La flambée des prix des chambres d’hôtels à Paris avait atteint des montants records et hors sol. Il y a quelques mois, de nombreux hôtels de la capitale se sont engouffrés dans une dynamique inflationniste sans précédent, concernant les réservations sur la période des Jeux. Les tarifs avaient alors doublé, triplé, quadruplé ou plus encore…

Mais à seulement quelques jours du lancement des JO 2024, les établissements hôteliers parisiens sont très loin d’afficher complets. « Sur Paris et la région parisienne, le taux est conforme à nos attentes, puisque nous sommes, à ce jour, entre 60 et 75% sur les JO et un peu en retrait pour les Jeux paralympiques », nous a confié Véronique Siegel, présidente de l’Umih Hôtellerie. Ainsi, la frénésie tarifaire s’est arrêtée ces dernières semaines, comme le précise Fabienne Ardouin, vice-présidente du GHR : « Les quelques hôteliers parisiens qui avaient surmultiplié leurs tarifs se sont vite rétractés pour revenir à des prix moyens dignes d’un beau salon parisien. »

Les habitants de Paris et de la proche banlieue ont, eux aussi, été happés par le montant des prix pratiqués sur les plates-formes de location de logements. Les nuitées réservées lors des trois premiers mois dans le cadre des Jeux ont d’ailleurs été « plus de cinq fois supérieures à ce qu’elles étaient en région parisienne à la même période l’année précédente », confirme Airbnb. Mais la tendance aux tarifs exorbitants est également retombée. Selon une étude Deloitte, la hausse moyenne des revenus en Île-de-France serait de 85% pendant la période des JO, par rapport aux revenus des hôtes sur Airbnb en 2022.

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