Canicule de juin 2026 : la restauration résiste

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Selon Lightspeed, la canicule de juin 2026 a réduit modérément la fréquentation des restaurants, avec un segment gastronomique qui s’en est mieux sorti que le casual.

terrasse canicule restauration
La restauration a plutôt résisté lors de l'épisode de canicule de juin 2026 selon Lightspeed. Crédit : Wouter Groote Veldan, sur Unsplash.

La canicule de juin 2026 a freiné l’activité de la restauration en France sans provoquer de chute généralisée, selon une analyse publiée par Lightspeed le 15 juillet. Sur un panel constant de 1.805 établissements, le nombre total de transactions a dépassé 1,7 million entre le 17 et le 28 juin 2026. Il recule de 2,83% par rapport à la même séquence de 2025, mais reste supérieur de 3,5% à celle de 2024. À Paris, sur 493 établissements, le repli atteint 3,38% sur un an, avec une hausse de 7,15% sur deux ans.

L’étude porte sur les transactions enregistrées via la plateforme Lightspeed pendant trois fenêtres de 12 jours comparables : du 17 au 28 juin 2026, du 18 au 29 juin 2025 et du 19 au 30 juin 2024. Le communiqué rappelle que les 24 et 25 juin 2026 ont constitué, selon Météo France, les journées les plus chaudes jamais mesurées à l’échelle nationale, avec une moyenne de 30 °C sur 24 heures. À Paris, la température a dépassé 40 °C les 24 et 25 juin.

Le ticket moyen a davantage baissé dans la capitale que sur le reste du territoire. À Paris, il s’établit à 111,62 euros, en recul de 13,39% par rapport à 2025 et de 7,96% par rapport à 2024. « Un signal potentiel de fréquentation plus sélective ou de paniers plus légers pendant les pics de chaleur », estime Lightspeed. En médiane, il reste toutefois presque stable à 47,83 euros, soit un niveau quasi inchangé sur un an et en hausse de 1,79% sur deux ans.

Lors de la canicule, la gastronomie tire la restauration

Par ailleurs, le pourboire progresse. La part des transactions avec pourboire atteint 11,24% en France, en hausse de 5,14% par rapport à 2025 et de 17,7% par rapport à 2024. À Paris, elle monte à 15,78%, soit +1,28% sur un an et +10,66% sur deux ans. Le taux de pourboire médian s’établit à 7,64% en France (+4,8% par rapport à 2024) et à 8,35% à Paris (+1,95% par rapport à 2024). « La normalisation du paiement dématérialisé et du pourboire digital pourrait bien être en jeu », analyse la plateforme.

L’analyse par segment fait apparaître des écarts plus marqués. La restauration gastronomique enregistre la plus forte hausse de fréquentation, avec +21,15% de transactions en France par rapport à 2024 et +10,99% par rapport à 2025. À Paris, cette progression atteint respectivement 30,91% et 30,34%. À l’inverse, le segment casual recule de 7,2% en France par rapport à 2025 et de 11,71% à Paris. « Potentiellement le moins équipé pour offrir fraîcheur et confort en cas de canicule », avance Lightspeed.

Le plébiscite des boissons sans alcool

Les ventes de boissons évoluent aussi pendant l’épisode de chaleur. Les boissons non alcoolisées progressent de 20,28% en valeur en France par rapport à 2024, et de 29,25% à Paris. Dans la capitale, c’est la seule catégorie encore en hausse par rapport à 2025, avec +3,21% en valeur. Le vin recule en revanche de 8,51% en valeur et de 12,61% en volume en France par rapport à 2025. À Paris, la baisse atteint 11,01% en valeur et 19,73% en volume.

« La canicule de juin 2026 démontre que les aléas climatiques peuvent remodeler les habitudes de consommation en restauration », déclare Emine Youssef, directeur régional principal des ventes chez Lightspeed, cité dans le communiqué. Selon lui, l’analyse montre que « la résilience du secteur ne repose plus seulement sur la qualité de la cuisine, mais aussi sur la capacité à exploiter intelligemment ses données de vente ».

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