Premier semestre 2026 : 33.341 chefs d’entreprise ont perdu leur emploi

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L’association GSC et Altares recensent dans leur Observatoire de l’emploi des entrepreneurs 33.341 pertes d’emploi de chefs d’entreprise au premier semestre 2026, en hausse de près de 7% sur un an.

Le temps n'est pas au beau fixe pour les dirigeants d'entreprise selon GSC et Altares. Crédit : SpotOn sur Unsplash.
Le temps n'est pas au beau fixe pour les dirigeants d'entreprise selon GSC et Altares. Crédit : SpotOn sur Unsplash.

L’Observatoire de l’emploi des entrepreneurs de l’association GSC et d’Altares recense 33.341 pertes d’emploi de chefs d’entreprise en France au premier semestre 2026, soit une hausse de près de 7% sur un an. Cela représente plus de 180 dirigeants par jour. L’étude pointe une dégradation qui touche toujours d’abord les très petites structures, mais qui gagne aussi les PME, notamment celles de plus de 50 salariés.

Les dirigeants d’entreprise de moins de trois salariés concentrent près de 75% des pertes d’emploi enregistrées sur les six premiers mois de l’année. Mais 694 entrepreneurs à la tête de PME d’au moins 20 salariés sont aussi concernés. Dans les entreprises de plus de 50 salariés, les situations de « chômage » progressent de près de 52%. Une tendance qui se ressent également en termes de chiffre d’affaires : +26,4% de pertes d’emploi pour les dirigeants réalisant plus de cinq millions d’euros, et +47,3% au-delà de dix millions d’euros.

« La perte d’emploi du dirigeant peut toucher tous les profils d’entrepreneurs. Au premier semestre 2026, les chefs d’entreprise concernés exerçaient leur fonction depuis près de 10 ans en moyenne », déclare Hervé Kermarrec, président de l’association GSC. Cette durée monte à près de 20 ans pour les dirigeants de PME de plus de 20 salariés.

En CHR, une hausse de 10,4% des pertes d’emploi des chefs d’entreprise

L’âge médian des dirigeants ayant perdu leur emploi atteint 46,8 ans, contre 46 ans un an plus tôt. Un quart des entrepreneurs touchés ont entre 41 et 50 ans, soit 8.829 personnes. La plus forte progression concerne toutefois les 26-30 ans, avec +9,1%.

Par secteur, la construction reste le plus touché avec 7.718 chefs d’entreprise concernés, soit près d’un cas sur quatre, malgré une quasi-stabilité sur un an (- 0,2%). Le commerce suit avec 6.971 pertes d’emploi (+ 3,7%). Le secteur de l’hébergement, restauration, débits de boisson enregistre 5.057 chefs d’entreprise touchés, en hausse de 10,4%. Le communiqué souligne aussi une forte hausse dans le commerce alimentaire spécialisé : les pertes d’emploi bondissent de 51,2% chez les boulangers, pâtissiers et confiseurs en magasin spécialisé. Le CHR connaît quant à lui une augmentation de 10,4% pour atteindre les 5.057 chefs d’entreprise concernés. La restauration concentre 80% des situations du secteur. Mais la dégradation est plus marquée dans l’hébergement, à +31,4%.

Les écarts régionaux restent marqués. Les Hauts-de-France enregistrent la plus forte hausse, à +11%, avec 2.543 dirigeants touchés. L’Île-de-France concentre près d’un quart des pertes d’emploi, avec 7.860 cas (+5,8%). L’Auvergne-Rhône-Alpes atteint 4.076 pertes d’emploi (+8,6%) et la Nouvelle-Aquitaine 3.190 (+9,6%). À l’inverse, la Normandie affiche la progression la plus faible, à +0,9%.

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