Dans son étude portant sur les nuisances sonores dans les hôtels, Saint-Gobain Ecophon révèle que le sujet occupe une place centrale.
Le bruit, un sujet central dans l’hôtellerie. C’est ce qui ressort de l’étude commandée par Saint-Gobain Ecophon auprès d’OpinionWay et portant sur les nuisances sonores dans les hôtels. Une étude qui s’inscrit dans le cadre de la 23e semaine du Son de l’Unesco, du 19 janvier au 2 février 2026.
Ainsi, 86% des Français interrogés déclarent être dérangés par le bruit durant leur séjour dans un établissement hôtelier. Et 79% se disent même gênés directement dans leur chambre. Des nuisances aux causes multiples : « portes qui claquent, bruit dans le couloir le soir ou tôt le matin, arrivées nocturnes, rires ou ronflements provenant des chambres voisines, climatisation, ascenseur », énumèrent Saint-Gobain Ecophon et l’ONG La Semaine du Son dans un communiqué commun. Et d’ajouter : « 92% des Français identifient au moins un type de bruit qui altère leur expérience à l’hôtel. »
L'acoustique est un levier de différenciation et de performance, au même titre que le design ou la qualité des matériaux.
De plus, face aux bruits, les réactions diffèrent en fonction des catégories d’âge comme le relève OpinonWay dans son sondage. En effet, si les personnes les plus âgées appellent la réception, demandent de changer de chambre ou laissent un avis en ligne négatif, les plus jeunes n’hésitent pas à adopter des comportements plus impulsifs : « taper sur les murs, aller confronter le voisin bruyant, voire enregistrer les nuisances sonores comme preuve », détaille l’étude.
Le bruit, un critère de sélection
Dans tous les cas, 58% des Français réagissent aux nuisances sonores et plus d’un sur cinq écrit un avis négatif sur ce sujet. Et pour cause, 81% des répondants estiment qu’un séjour bruyant les dissuade de revenir dans l’hôtel en question ou même seulement d’en parler de manière positive.
Par ailleurs, le bruit constitue un critère de choix d’un établissement pour un séjour. Un Français sur deux consulte les commentaires sur ce sujet avant de procéder à une réservation. Dans la même veine, 53% des répondants se disent prêts à payer davantage pour une chambre parfaitement silencieuse. Logiquement, 88% estiment que les hôtels devraient investir davantage dans le confort acoustique des chambres, mais également de l’ensemble des espaces tels que les couloirs ou les lieux communs.
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« L’environnement sonore est trop souvent le grand oublié de nos espaces de vie. Pourtant, le bruit n’est pas une fatalité : il est le résultat de choix de conception. Cette étude montre combien il est urgent de replacer l’acoustique au cœur de nos priorités », précise en outre Christian Hugonnet, président de la Semaine du Son de l’Unesco.
Des solutions face aux nuisances sonores dans les hôtels
Parmi les solutions, Saint-Gobain Ecophon met en avant l’absorption acoustique, en installant des matériaux qui absorbent le bruit dans les espaces communs et limitent ainsi la réverbération, et l’isolation acoustique entre les chambres et entre le couloirs et les chambres afin d’empêcher la transmission du son entre les différents espaces.
« L’acoustique n’est pas un luxe, ni un supplément optionnel : elle est au cœur de l’expérience hôtelière. Investir dans une acoustique soignée, pensée dès la conception, c’est offrir à chaque visiteur la possibilité de se sentir accueilli, protégé du tumulte extérieur, enveloppé dans une bulle de calme et d’attention. L’acoustique devient alors un acte d’hospitalité, un geste stratégique qui distingue un hôtel ordinaire d’un lieu où l’on a envie de revenir, de recommander, de s’attarder. C’est un levier de différenciation et de performance, au même titre que le design ou la qualité des matériaux », conclut Léa Simon, experte acoustique chez Saint-Gobain Ecophon.