Wine Paris 2026 s’ouvre largement au sans alcool avec Be No
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Vinexposium a choisi d’ouvrir largement au segment du sans alcool son salon Wine Paris 2026, qui sera organisé du 9 au 11 février.
Plus que jamais, le salon Wine Paris s’ancre dans les habitudes de consommation. En effet, en complément des univers Wine Paris et Be Spirits, ce dernier étant dédié aux spiritueux, l’organisateur Vinexposium prévoit pour l’édition 2026 de son rendez-vous annuel, organisée du 9 au 11 février, l’espace Be No qui, comme son nom le laisse deviner, sera dédié aux boissons non alcoolisées.
« À la fois les vins, spiritueux, bières et RTD sans alcool – qu’ils soient désalcoolisés ou conçus spécifiquement sans fermentation – ainsi que des produits qui en reprennent les codes, comme les sparkling teas ou les boissons fermentées », détaille Audrey Marqueyssat, directrice des espaces Be No et Be Spirits.
Be No, un salon dans Wine Paris 2026
Be No occupera la moitié d’un des halls de Paris Expo Porte de Versailles, à savoir 600 m2. Et ce, avec 62 producteurs réunis et une proposition qui se composera d’environ 40% de spiritueux et de 60% de vins désalcoolisés. « En 2024, nous n’avions pas d’espace dédié, il existait seulement l’espace de libre dégustation dans lequel, à l’issue du premier soir, le stock de vin désalcoolisé que nous avions prévu pour trois jours était vide. À ce moment-là, nous nous sommes dit que le phénomène nous dépassait largement », se rappelle Rodolphe Lameyse, directeur général de Vinexposium.
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L’organisateur embrasse ainsi le segment nolow (boissons sans alcool ou à faible taux d’alcool), et plus particulièrement le vin désalcoolisé, en se basant sur le constat d’une évolution des habitudes de consommation. « Le vin au verre a été précurseur d’une consommation plus légère. À table, nous consommons moins mais mieux. Il y a eu une évolution avec un côté hygiéniste. Nous sortons du vin dans sa consommation imposante de la bouteille pour deux personnes », explique Laurent Derhé, Meilleur Ouvrier de France (MOF) sommellerie, invité à analyser l’évolution de la consommation d’alcool par Vinexposium.
Le vin désalcoolisé, un complément au vin classique
Celui qui est également président de l’association des MOF sommellerie tente ensuite de décrire le profil type des consommateurs : « Ceux qui ont envie d’essayer d’autres produits, ce qui concerne davantage une génération ouverte d’esprit. Les 20-30 ans qui ont envie de se différencier de leurs parents et grands-parents. Je pense également qu’il s’agit davantage d’un phénomène citadin que rural. »
Coralie de Boüard, vigneronne du Château Clos de Boüard, en appellation montagne-saint-émilion, a quant à elle décidé de sauter le pas il y a quelques années déjà en produisant du vin désalcoolisé. Un produit qui représente désormais 30% de ses ventes. « Ce n’est pas un effet de mode, mais une vraie révolution culturelle et sociétale. Les propriétés qui se lancent dans le vin désalcoolisé n’ont pas besoin d’arracher. Je ne dis pas qu’il s’agit d’une solution miracle, parce qu’il en existe d’autres. Mais le nolow représente une vraie bouffée d’oxygène, sans pour autant s’asseoir sur le vin », estime la vigneronne, elle aussi invitée par Vinexposium, qui n’oppose pas vin alcoolisé et celui sans alcool.
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« Nous avons décidé d’investir dans cette catégorie, de la mettre en avant », souligne Rodolphe Lameyse, qui y croit. Par ailleurs, pour l’édition 2026 de Wine Paris, l’organisateur espère plus de 60.000 visiteurs professionnels venant du monde entier, contre 52.622 personnes reçues en 2025. Du côté de l’offre enfin, celle-ci compte à date environ 6.000 exposants, de presque 60 pays. Rendez-vous en février !