Baromètre nolow de Degré Zéro : un Français sur deux consomme du sans alcool
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Un Français sur deux consomme du nolow (sans alcool ou à faible teneur) et un sur deux est un flexibuveur selon le baromètre Degré Zéro.
Malgré son changement de main avec son acquisition par Sirha Food, le salon Degré Zéro poursuit ses bonnes habitudes en dévoilant la deuxième édition de son baromètre portant sur la consommation de boissons nolow (sans alcool ou à faible teneur en alcool). Une étude réalisée avec l’agence Backline et le Collectif du vin no/low auprès d’une échantillon de plus de 2.000 personnes, représentatives de la population française. « À ma connaissance, le seul baromètre à prendre en compte l’intégralité des boissons nolow, tandis que les autres se concentrent sur l’univers du vin désalcoolisé », tient à souligner Olivier Darras, directeur du pôle boissons de GL events Exhibitions.
Il ressort du baromètre de Degré Zéro que près de la moitié des Français déclarent consommer du nolow, précisément 49%. Un chiffre qui connaît un bon de 10% par rapport à l’édition 2024 du baromètre. Parmi les consommateurs, 60% sont des femmes et 43% sont des hommes, les femmes étant majoritaires sur l’ensemble des catégories d’âge. De plus, tandis que 37% des personnes interrogées diminuent leur consommation d’alcool, en hausse de 4% en un an, 39% des Français augmentent leur consommation de nolow. Une donnée toutefois en baisse de trois points par rapport à 2024.
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L’étude confirme par ailleurs un phénomène à rebours des stéréotypes. Une personne sur deux consomme aussi bien de l’alcool que des boissons nolow, contre quatre personnes sur 10 en 2024. On les appelle des flexidrinkers ou flexibuveurs. Ceux-ci consomment en premier lieu des cocktails sans alcool (64%), boissons qui augmentent le plus entre 2024 et 2025 avec un bond de 20%. Suivent les bières sans alcool (54%, en baisse de 2%) et les boissons fermentées (45%, en hausse de 5%).
Les flexibuveurs en force dans la consommation de nolow
Quant aux vins partiellement ou complètement désalcoolisés, ils connaissent une baisse de 5% (18% en 2025 contre 23% en 2024), « à relativiser parce que les volumes sont plus importants », explique Olivier Darras. Le trio de tête pour les flexidrinkers demeure en outre le même s’agissant des Français en général : cocktails (66%), bières (53%) et boissons fermentées (46%). Et alors que les vins désalcoolisés reculent de 3%, passant de 15% à 12%, ceux partiellement désalcoolisés gagnant en revanche 3%, passant ainsi de 6% à 9%. « De plus en plus de références existent au niveau des producteurs de vins, de 9% vol. jusqu’à 6% vol. La baisse du vin désalcoolisé est compensée par le partiellement désalcoolisé », indique Olivier Darras.
Aussi, Degré Zéro a souhaité en savoir davantage sur ce qui pousse les consommateurs à opter pour les boissons nolow. Deux principales motivations ressortent : la santé physique (68%, en hausse de deux points par rapport à 2024), et la curiosité gustative (68%, avec un bond de 16 points). Cette dernière demeure une raison qui ressort « quelle que soit la classe d’âge », souligne Olivier Darras. Suivent la santé mentale (24%, -6% par rapport à 2024) et la performance (19%, -5% en un an).
Lors de la consommation, « il y a toujours une volonté de se rapprocher le plus possible de la version alcoolisée, qui reste un élément de comparaison », poursuit-il. Les consommateurs cherchent également des saveurs et le fait qu’il y ait moins de sucre. Néanmoins, l’attente principale reste le fait qu’il y ait moins ou pas d’alcool dans ces boissons (80%, contre 56% en 2024).
Le goût et le prix, principaux freins du nolow
S’agissant des freins, les principaux sont le goût (49%, contre 58% en 2024) et le prix (45% contre 40% en 2024), étant précisé qu’« en règle générale, les nolow présentent des tarifs plus élevés que les boissons alcoolisées », explique Olivier Darras. La diversité de l’offre (34%, contre 28% en 2024) pose aussi question, tout comme le manque d’information (25%, +10% en un an) et la peur des ingrédients utilisés (25% contre 15% en 2024) qui traduit un manque de transparence dans la composition de ce type de boissons.
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Enfin, en un an seulement, les lieux de consommation ont beaucoup évolué. « En 2024, la majorité de la consommation était à la maison parce que l’offre n’était pas suffisamment développée dans le hors domicile », rappelle Olivier Darras. Or, aujourd’hui, les équilibres sont bouleversés. Le restaurant apparaît à la première place des lieux de consommation préférés des Français (23%, +7% en un an), tout comme chez des amis (23%, +1%). Suivent de très près les événements (22%, +11%), puis à la maison, qui chute de 18% pour tomber à 17%.
Quant aux lieux d’achats, la grande distribution reste largement en tête (44%, en hausse de deux points par rapport à 2024), loin devant les magasins bio (18%, +6 points) et les épiceries (15%, +3%). En outre, aussi bien les cavistes traditionnels que ceux spécialisés dans le nolow connaissent une baisse, respectivement de 2% et 6%. Le segment des boissons nolow n’a pas fini d’évoluer et de rebattre les cartes du marché.