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Chez les jeunes adultes, le binge drinking (consommation de plus de six verres consécutifs) devient une préoccupation croissante de santé publique. Une étude menée par l’Inserm, l’Université Paris Cité et le GHU Paris Sainte-Anne auprès de 3.308 étudiants franciliens révèle que le binge drinking représente des risques, même lorsqu’il reste peu fréquent (moins d’une fois par mois).
Les résultats, publiés dans le Journal of Addictive Disorders, montrent que 36,5% des binge drinkers à faible fréquence atteignent un niveau de consommation jugé dangereux pour la santé, contre 4,8% chez les « non-binge drinkers ».
Les motivations liées à cette pratique, mentionnées par les répondants, sont l’amélioration de l’humeur et du bien-être, la réduction des émotions négatives, la génération d’émotions positives, et enfin l’obtention d’une validation sociale.
Par ailleurs, l’étude montre que les jeunes adultes qui pratiquent le binge drinking, même à faible fréquence, fument davantage et évoquent plus souvent des motifs de consommation liés à une facilitation des contacts sociaux. Afin de sensibiliser les consommateurs, l’équipe du professeur Philip Gorwood recommande des campagnes de prévention ciblées en milieu universitaire.
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