Décision business
Nicolas Grosbois : faire rayonner le vin de Loire
La maison de négoce Nicolas Grosbois, disposant d’un domaine dans la Loire, est une marque ambitieuse. Son dirigeant éponyme, accompagné dans cette entreprise par son frère, Sylvain Grosbois, l’est tout autant. Fraîchement récompensé du prix de négociant de l’année 2026 par La Revue du vin de France, Nicolas Grosbois aime s’étendre sur son identité terrienne et ligérienne.
« J’ai un parcours paysan à la base, j’ai grandi dans une ferme en vallée de la Loire », relate celui qui pilote le domaine familial, à Panzoult (Indre-et-Loire). Pourtant, Nicolas Grosbois a commencé ailleurs son expérience vinicole. Notamment à l’étranger : au Chili, aux États-Unis (Oregon), en Nouvelle-Zélande et en Australie (particulièrement pour le Chardonnay). Mais également en France, dans sa propre région, auprès de Jacques Beaujeau au domaine du Château La Varière. « J’ai beaucoup appris sur l’élevage et la sélection des raisins », précise-t-il.
Après avoir effectué un « Tour de France » du vin, et fait la rencontre de Florent Plageoles, il lance une gamme de vin de Gaillac (Tarn). Valorisant sa connaissance des vignes et du vin, son activité de négoce a commencé il y a déjà 20 ans auprès des CHR, via de la vente en vrac (20 L). Aujourd’hui, Nicolas Grosbois s’attèle à construire une ligne de vin en entrant massivement dans le marché traditionnel (GD et export). Et l’objectif est clair : proposer une gamme complète de vins de Loire. Et les rendre accessibles au plus grand nombre.
L’élevage au coeur du projet
« Le négoce s’appuie aujourd’hui sur 22 vignerons partenaires. En complément des 28 hectares de vignes en propre situés à proximité de Chinon, l’achat de raisins représente environ 120 hectares supplémentaires », précise la maison. Cette organisation permet à l’enseigne Nicolas Grobois de travailler « une large mosaïque de terroirs ».
La gamme de vins de Loire proposée représente 11 appellations (AOC), allant de Sancerre à l’estuaire. Et pour certains vins, Nicolas Grobois offre une lecture « en double profil » – en rouge ou en blanc – permettant l’expression de « différentes facettes d’un même territoire (selon les parcelles, les maturités ou les choix d’élevage) ». D’ailleurs, la maison présente l’élevage comme « un pilier essentiel » de son projet. « Il est pensé comme un outil de mise en valeur de la matière première : l’idée est de produire de beaux raisins et d’utiliser des pratiques de vinification mettant en valeur la pureté des fruits mûrs. »
Pour cela, Nicolas et Sylvain Grobois pratiquent « des macérations et des pressurages en douceur ». Avec le souci de conserver des tarifs attractifs. « Je veux qu’on arrive à faire des vins populaires, lance Nicolas Grobois. Aujourd’hui on ne comprend rien, c’est cher et pas forcément accessible. »
Vin bio et HVE
La maison Nicolas Grobois offre six références de vin blanc étiquettées sous son nom : Menetou Salon, Touraine Sauvignon, Vouvray, Saumur Blanc, Anjou Blanc et Muscadet. En rouge, son catalogue propose quatre appellations : Bourgueil, Saint-Nicolas-de-Bourgueil, Chinon et Saumur Champigny.
L’ensemble de ses vins sont issus d’une méthode viticole bio. « Ce qui nous intéresse c’est la dimension environnementale et sociétale, affirme Nicolas Grobois. Nous connaissons tous nos vignerons et leurs infrastructures. » Sans vouloir être donneur de leçons, le négociant demande une seule chose à ses vigerons partenaires : un engagement environnemental. À savoir, posséder des parcelles certifiées en agriculture biologique ou en HVE 3.
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