Décision business
« Juillet 2025 : le ciel de l’hôtellerie française se couvre malgré la canicule », souligne en introduction l’Observatoire des performances hôtelières UMIH/GNC. Et d’avancer deux raisons : les épisodes caniculaires et la baisse du pouvoir d’achat. Le RevPAR (voir le glossaire) recule de 5% à l’échelle nationale versus juillet 2024.
Toutes catégories d’hôtels touchées
Le taux d’occupation national augmente de 2,3 points, et il s’établit à 73,2% en juillet. Dans le même temps, le prix moyen baisse (-8%). Cette tendance touche toutes catégories d’hôtels, le haut de gamme comme l’entrée de gamme. Le RevPAR recule ainsi réciproquement -1,3% et de -8,3%. Les 5 étoiles et les palaces bénéficient cependant d’une belle progression de son taux d’occupation (+5,7%) par rapport à juillet 2024.
Le maintien de leur activité de ces deux catégories est dû à la forte présence de clientèles internationales, notamment sur la Riviera. Selon Côte d’Azur France Tourisme, les touristes internationaux représentaient 55% des clients en hôtellerie en juillet. Une fréquentation étrangère prédominée par les voyageurs américains, un marché présenté comme essentiel à l’économie touristique azuréenne avec une dépense quotidienne moyenne estimée à 170 € par personne contre 75 € pour un touriste français.
Une clientèle internationale qui bénéficie également à l’activité hôtelière francilienne, la région affichant une hausse de 5,3 points de son taux d’occupation. Et à nouveau la clientèle américaine remplit les établissements hauts de gamme et les palaces parisiens, tout comme la clientèle asiatique. Les arrivées aériennes de ces deux nationalités ne font que progresser depuis 2023 selon Paris Je T’aime, respectivement +2,8% et +6,4%.
De nouveaux comportements
Cette saison estivale est marquée par de nouveaux comportements chez les touristes français et européens. Suite au repli du pouvoir d’achat, ils réévaluent leurs choix en matière de destinations touristiques. Ce qui profite à la province. Celle-ci voit son RevPAR progresser sur ce mois de juillet (+2,7% vs 2024 et +9,8% vs 2023). Le changement climatique met ainsi en lumière des destinations jusque-là délaissées durant l’été, devenant les égéries de la tendance «coolcation», à l’image de la Normandie et de la Bretagne dont le RevPAR a augmenté respectivement de +12,6% et +9,2%. Des hausses bien supérieures à celles affichées par des destinations traditionnellement plus populaires à cette période, comme la Provence-Alpes-Côte-d’Azur (+4,2%), l’Occitanie (+1,6%) ou encore la Nouvelle-Aquitaine (+0,9%).
Les grandes villes touchées
En plus de la question du pouvoir d’achat, les différentes vagues de chaleur modifient aussi les comportements. Cette recherche de fraîcheur loin des foules se ressent également dans les performances des principales agglomérations françaises. Un certain nombre d’entre elles voient leur RevPAR diminuer sur ce mois de juillet, dont Paris (-14,6%), Lille (-14,3%), Lyon (-8%) ou encore Marseille-Aix-en-Provence (-8,2%). Des villes où les températures ont fortement grimpé au cours de ce mois estival, avec des températures dépassant aisément les 40 °C.
UMIH Prestige – GNC : du côté des 5 étoiles et des palaces
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