Décision business
Premier enseignement de la nouvelle étude Gira : la restauration demeure dynamique en France sur le long terme. Depuis les 15 dernières années, la fréquentation des restaurants a ainsi progressé. Aujourd’hui, les Français prennent un repas à l’extérieur sur sept. Ce qui demeure, néanmoins, inférieur à d’autres pays.
Nombre de repas pris à l’extérieur par nationalité :
– Les Français: 1 repas sur 7
– Les Italiens : 1 repas sur 6
– Les Espagnols : 1 repas sur 5
– Les Britanniques : 1 repas sur 3
– Les Américains 1 repas sur 2
Néanmoins, sur le court terme, les restaurateurs subissent la baisse du pouvoir d’achat des ménages. La chute peut aller jusqu’à -20% depuis la crise sanitaire. Un bémol à cette tendance. Les segments de la restauration rapide et les nouveaux concepts connaissent des hausses allant de 8 à 15%.
Arbitrage accrue
Les consommateurs changent. Il est devenu à la fois polymorphes et exigeants selon l’étude Gira. Il apprécie de plus en plus les expériences alternatives au restaurant traditionnel. A savoir, principalement la restauration rapide et les boulangeries-pâtisseries. Cela traduit, d’une part, une hausse du grignotage tout au long de la journée, et, d’autre part, un arbitrage accrue selon le budget ou les envies. Des concurrents de plus en plus sérieux aux restaurateurs. La boulangerie est aujourd’hui le leader du déjeuner des actifs français, aussi bien dans les grandes villes qu’en milieu rural. Du reste, au global, les circuits alternatifs (boulangeries, grande distribution, coffee shops, etc.) pèsent désormais 22 milliards d’euros.
Du côté de la Gen Z
Pour l’étude Gira, il s’agit des moins de 35 ans. Cette génération ne va pas au même endroit que ses parents ou ses grands-parents. Elle ne mange pas la même chose, n’a pas du tout les mêmes circuits d’informations et de communication et ne règle pas de la même manière. La fin du chèque par exemple. Les moins de 35 ans souhaitent de nouvelles expériences, de nouvelles saveurs.
Du côté des CSP
Du côté des CSP. Depuis le crise du Covod et la hausse de l’inflation, il faut distinguer les CSP- et les CSP+ constate Gira. Les premiers ont diminuer fortement leur fréquentation de restaurants, de l’ordre de de 30%. Les CSP + maintiennent leur taux de fréquentation. Mais changent leurs habitudes en privilégiant une formule amoindrie (entrée plat ou plat dessert par exemple).
« Le marché oscille plus que jamais entre les grandes chaînes, championnes de la standardisation et de l’efficacité, et des indépendants créatifs et responsables, misant sur le local, la fraîcheur, et la qualité.
Et d’ajouter : « Un véritable match entre accessibilité et engagement, rapidité et authenticité se livre sur notre territoire pour aller chercher du chiffre d’affaires. »
Défaillances d’entreprises :
Les tribunaux de commerce en 2024 ont alerté sur les défaillances d’entreprises dans la
restauration indiquant une augmentation de 35% par rapport à 2023. Une tendance qui malheureusement se poursuit cette année. Pour les 7 premiers mois de cette année, elles sont en hausse de 15% par rapport à à la même période un an plus tôt.
Pour l’étude Gira, deux scénarios possibles s’opposent : « Soit les défaillances continuent et il y aura de moins en moins de restaurants permettant aux résilients d’augmenter leur CA puisque moins de concurrents. Soit, elles s’estompent, engendrant une saturation accrue et donc la disparition des plus fragiles. »
Actuellement, les créations de restaurants sont plus nombreuses que les défaillances. La croissance de l’offre depuis 20 ans s’établit à + 52,2% d’établissement.
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